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Notre société est aliénante et il serait vain de citer la longue liste de tous les inconvénients qu’il y a dans notre façon de vivre, encore plus inutile d’en faire le procès comme à certains égards on le voit fleurir dans le langage de certains farfelus qui s’intitulent « écologistes ».
Notre société de progrès incontestables nous a permis d’accéder à un confort matériel jamais inégalé semble-t-il dans le passé. Mais les inquiétudes et les angoisses provoquées par l’avancement rapide (trop ? ) des techniques face à l’homme perturbent gravement les esprits et l’humain contient difficilement sa violence interne, les nombreuses guerres du Xxème siècle en sont la démonstration la plus évidente. En 100 ans écoulés, pas un seul jour n’a été un jour de paix TOTAL pour l’humanité.
Peut-être faut-il aller vers une autre manière de penser ?
Le chemin des arts martiaux est un autre chemin, est-il … viable, consommable par les citoyens du monde de demain ?

Violence(s)

Agressivité…
Le mot est usé comme un vieux sou qui a trop circulé…
Il peut désigner la simple irascibilité ou l’instinct de lutte avec son double versant de défense et d’attaque quand l’environnement se présente comme menace ou obstacle.
Son usage couvre l’éventail du bien et du mal, du meurtre gratuit à la légitime défense de la progéniture, du besoin de s’affirmer, de réussir et de se faire valoir comme du besoin de nuire, d’écraser ou de détruire.
Pour certains c’est uniquement la violence gratuite et irrationnelle. C’est aussi pour d’autres « l’instinct de mort » de Freud. On peut y voir le goût de la destruction autant que la lutte pour la survie.
Le mot couvre également la violence sur soi et la violence sur autrui ou sur les choses.
La violence physique a souvent le tort de faire oublier la violence et la cruauté verbale, l’agression psychologique. Des paroles peuvent blesser, assassiner aussi bien, sinon mieux, que les poings et les balles.
(P.B.)

Quatre théories intéressantes.

Répondre à la violence

S’interroger sur l’origine du mal et de la violence, c’est accepter que ceux-ci ne sont pas irrationnels, c’est-à-dire qu’ils ont des causes. La violence qui règne autour de nous n’est donc pas une fatalité, mais son emprise est croissante.

Nous devons nous rappeler que l’origine du mot vient du terme «violer». Ainsi
l’exercice de la violence obéit à un désir de transgression : celle des lois, plaçant la violence dans le terrain politique et social, celle du sexe, la plaçant dans le terrain psychologique et celle du sacré, par la notion de profanation qui nous relie à la dimension spirituelle de l’homme. La violence ne peut donc pas être réduite à son acception populaire qui l’associe à un usage excessif ou agressif de la force physique. Ce n’est pas seulement un instinct qui nous porte vers la brutalité ou l’inhumanité envers autrui. La violence est quelque chose de beaucoup plus profond qui avait fait dire à Platon que la violence était chez l’homme, avant tout d’ordre moral.


Une absence de conscience morale rend violent. Résoudre la violence qui est en
chacun de nous est un enjeu majeur d’humanisation pour chaque individu. Les solutions, comme l’avait très bien expliqué Kant, ne sont pas d’ordre technique. Kant dénonce la tentation de rationaliser excessivement ces causes en banalisant la violence, c’est-à-dire en justifiant le violent et en imaginant qu’avec des mesures techniques ou économiques nous pourrions réduire la violence.

L’échec d’innombrables programmes sociaux et éducatifs l’a démontré, ainsi que la réussite d’autres, qui se sont attaqués au cercle vicieux qui entretient la violence individuelle et collective : celui de l’agressivité/lâcheté.
On sait aujourd’hui que les comportements agressifs ne font que masquer la faiblesse ou le sentiment de faiblesse des individus et que la lâcheté a comme profonde origine la quête du confort.
L’agressif désire affirmer une forme de toute puissance pour compenser son état de faiblesse intérieure. Rarement l’agressif voit la violence en lui-même. D’ailleurs, nous sommes trop habitués à la voir et à la dénoncer à l’extérieur de nous, qu’on en oublie la nôtre, peut-être par lâcheté. Quand au lâche, quand on lui fait remarquer l’injustice ou la violence dans le monde, il dit que c’est normal, que l’homme sera toujours ainsi fait, qu’il n’y a rien à faire, et c’est pour cela
qu’il est bien de rester chez soi.

Il faudrait accepter que la violence est une faiblesse en chacun de nous et ne pas la confondre avec une force, parce que celui qui est fort n’a pas besoin de se prouver quoi que ce soit, contrairement au faible.

Le conflit véritablement noble est celui que l’on a contre soi-même pour surmonter sa propre part d’agressivité ou de lâcheté. C’est là que naît la vraie force, la force intérieure. Le conflit peut donc être positif lorsqu’on accepte d’aller parfois contre soi-même et qu’on laisse parler le meilleur de nous. C’est ce que les philosophies des arts martiaux ont préconisé toujours. Le vrai combat est celui que l’on mène contre la violence.
Fernand Schwarz

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J'ai trouvé dans cette étude une idée intéressante de recherche traditionnelle ( les poignets étant saisis parce que la main tient le sabre ) et d'apprentissage de la maîtrise physique et mentale nécessaire à l'épanouissement de l'étudiant de jiu-jitsu et de celui qui vient apprendre un système d'auto-défense.

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