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Parlez, on vous répond

Des liens, parfois déjà anciens, mènent à des chapitres commençant par les lettres (wp) ou les mots "Rédac'chef" ou "Faut le dire, il s'agit là de blogues qui sont insérés dans le site de l'Univers illustré. Pour des raisons de dynamique de communication, ces quartiers sont provisoirement fermés, à tout le moins, on ne s'y rend plus pour y discutailler.
Des mots à dire ? Voyez soit dans les coins bleus, soit dans le blogo 2010.
Le webmestre ou l'un de ses complices vous répondra toujours.

Le blog du café se trouve ICI

Récemment interviewé par le site américain CNBC, Eric Schmidt, le PDG de Google a déclaré sous forme de boutade “Si vous souhaitez que personne ne soit au courant de certaines choses que vous faites, peut-être que vous ne devriez tout simplement pas les faire”.

M'en fous, j'parlerai quand même ...



On multiplie les « délits d’opinion ». Par les seuls mots qu’on manipule comme des armes, on intimide, on disqualifie, on discrédite. La critique se fait incisive et mord bien dans la réalité. Une soi-disant intelligentsia s’est gardé le monopole des bonnes idées et a fait une sélection judicieuse entres les bons crimes à escamoter et les mauvais crimes à dénoncer (sous peine d’inculpation).

Koestler résume cette attitude comme « une reddition inconditionnelle des facultés critiques. »



C’est Camus qui disait : "Les idées fausses se terminent toujours dans le sang, mais c'est toujours le sang des autres. C'est pour cela que nos philosophes sont si à l'aise pour dire n'importe quoi."


La démocratie s'enferre dans ses incompatibilités, en Belgique, le délit d'opinion peut même conduire au délit tout court et vous envoyer en prison, cela s'appelle l'injure raciale, prétexte à une loi dite loi Moureaux inventée par un bourgmestre grand bourgeois capitaliste d'opinion socialiste (debout les damnés de la terre, allez au boulot pour payer mes émoluments, salaires, appointements et bonus) amoureux d'une jeune dame dite autrefois "de couleur".



Je ne suis profus qu’au regard d’une situation actuelle – ici et maintenant- tout en restant attentif extrêmement au devenir de l’actuel en fonction de ce que je sais de l’histoire. Voilà un sujet politique par excellence, me semble-t-il — qui est globalement faite pour censurer, ralentir, canaliser, divertir ou frustrer le libre exercice de la pensée et du savoir. 

Le travail



Travailler à la sueur de son front ...pff...

Le capitalisme est une expression de techniciens, c'est un leurre mais on en parle et on souhaite sa pseudo-disparition alors que nous rêvons tous depuis l'origine de l'homme d'asservir d'autres "êtres ou machines" pour notre usage personnel.
Il me semble interressant de reprendre ici quelques mots de Jean Zin à propos de ce qui serait le déclin ou la fin de cette idée ...

"On ne s'en tirera pas en se tournant les pouces. Il y a tout un travail à faire pour sortir du capitalisme et qui consiste principalement à organiser le travail en dehors du capitalisme et donc du salariat, donner les moyens de passer du travail forcé au travail choisi, libération du travail comparable à l'abolition de l'esclavage et que certains appellent un peu rapidement la fin du travail alors que ce n'est que la fin (relative) du salariat et du marché du travail.

Malgré toutes les exagérations sur l'automation et l'âge de l'abondance, ce n'est absolument pas la fin de la
production ni des services ou des fonctions sociales. A l'opposé des illusions d'une production qui se ferait toute seule, il s'agit d'arriver à "produire la richesse autrement" en relocalisant l'économie notamment mais, pour cela, il faut prendre la question du côté de la production et non du côté de la consommation avec un moralisme sans aucune effectivité.

Le préalable d'une véritable alternative au capitalisme serait, en effet, d'abandonner les tendances idéalistes actuelles et revenir sur terre, admettre qu'il nous faut prendre en compte la réalité
concrète de la production et qu'il y a une limite à ce qu'on peut espérer, à la conscience de soi comme à la maîtrise de notre avenir. Pour être effectif, le dépassement du capitalisme doit s'appuyer sur le mouvement réellement existant, sur l'adaptation des rapports sociaux aux nouvelles forces productives et non sur nos préférences subjectives, nos croyances religieuses ou nos réactions émotionnelles.

Ce que les luttes pour l'
émancipation peuvent nous faire espérer, ce n'est pas rien puisque c'est une conquête du même ordre que l'abolition de l'esclavage, conquête fondamentale s'il en est mais dont il faut se rappeler qu'elle n'a pas débouché pour autant, loin de là, sur une liberté totale ni même sur l'émancipation des travailleurs qui ont dû conquérir de haute lutte depuis protections sociales et droit du travail. Nous avons à faire le pas suivant avec la difficulté de devoir tenir compte de la nouvelle rupture de civilisation que nous connaissons à l'ère de l'écologie, de l'information et du développement humain."