La cuisine en quelques mots
Depuis le XVIIème siècle, l’Irlande est indiscutablement liée à la pomme de terre. Ce tubercule est devenu la base de l’alimentation paysanne de cette île, au point que deux siècles plus tard, après plusieurs récoltes désastreuses, la famine s’installa dans le pays et poussa la population à émigrer. Aujourd’hui, la cuisine irlandaise, tout en restant simple et traditionaliste, s’est davantage peaufinée.
Pays de mer aussi, on y consomme toujours beaucoup de poisson, grillé, bouilli, voire frit, avec.., des pommes de terre, même le homard abondant sur les côtes est grillé, sans apprêt. Les quelques légumes, choux ou carottes, sont simplement bouillis. La viande de mouton, autrefois un luxe rare, est préparée en ragoût, avec des pommes de terre. Soupes et bouillies d’avoine, souvent avec du lard ou autre porc salé, remontent loin dans le passé de cette île. Les ménagères faisaient encore récemment leur pain dans l’âtre où brûlait un feu de tourbe : une pâte de farine de froment, de babeurre et de bicarbonate de soude, cuite dans une marmite en fonte. Ce délicieux pain se sert au petit déjeuner ou à l’heure du thé, avec du beurre et des gelées ou des confitures.
Un autre aspect important pour son apport calorique est la célèbre Guinness, bière noire, épaisse, presque sirupeuse, boisson aliment qui a maintenu en vie des générations d’Irlandais. Ajoutez à cela le whisky âpre, d’un brun chaud, et l’on conçoit que l’on ait pu faire un stéréotype un peu grossier de l’irlandais, grand buveur devant l’Eternel.