XIIème siècle

Saint Savin et saint Cyprien



Martyre de saint Savin et saint Cyprien. Crypte de Saint-Savin-sur-Gartempe (vers 1110). L'aspect des églises était bien différents quand les murs et les baies arboraient leur riche polychromie.




 

Armure




 

Prieuré de Saint-Côme

Tours (Indre-et-Loire).

Ce prieuré établi dans une île de la Loire et où Ronsard, qui en fut prieur commandataire pendant vingt ans, mourut et est enterré, fut reconstruit en partie au XVe siècle, mais l’abside, le déambulatoire et les chapelles rayonnantes sont d’époque romane.

La noble grâce de ce petit édifice qu’enveloppent de grands arbres et qui s’élève dans un jardin classique, en fait, même dans son démantèlement, un véritable trésor de l’architecture romane de la Loire.




 

Galerie sud du cloître d’Elne

(Pyrénées- Orientales)


Cette galerie, couverte d’une voûte en croisée d’ogives, est décorée de chapiteaux de marbre blanc dont les motifs sont nettement inspirés de ceux de Saint-Michel-de-Cuxa: des griffons, des lionnes, des sirènes et des fleurs.








 

Le Baiser de Judas

Eglise Saint-Martin, Vicq-sur-Saint- Chatrier (Indre).

Les fresques de Saint-Martin ont été découvertes sous un badigeon en 1849; elles présentent une iconographie assez complexe en raison de la multiplicité des scènes superposées en trois registres, et de la diversité de leurs sujets. Le baiser de Judas et
l’arrestation du Christ est l’une des plus curieuses par le mouvement des figures.




 

Saint-Just-de-Valcabrère

(Haute-Garonne)


Cette petite église forme avec son cimetière planté de cyprès un paysage classique derrière lequel apparaît la masse puissante de la cathédrale Saint-Bertrand de Comminges campée sur son rocher. Ses murs sont tellement remplis d’éléments de sculpture de toutes les époques, du galloromain au carolingien, qu’ils constituent un musée lapidaire imprévu.




 

Eglise de Planès


(Pyrénées- Orientales)



Le plan tréflé de la petite église de Planés, dans un site admirable, est exceptionnel en France. La coupole centrale repose sur trois petites coupoles. Autrefois une coupole de bois, entourée d’un balcon, recouvrait l’ensemble de l’édifice, ce qui a pu laisser croire qu’il aurait servi de mosquée lors de l’invasion arabe.
D’ailleurs, dans le pays, on appelle cette curieuse église romane, sans doute inspirée du
symbole de la Trinité, la «Mezquita».




 

Choeur de l’Abbaye de Morienval

(Oise)



Ce choeur possède la plus ancienne croisée d’ogives encore intacte en France. Le chevet de l’église du XIe siècle a été démoli vers 1130 et remplacé par un déambulatoire étroit et sans chapelles rayonnantes destiné à faciliter la circulation des pèlerins autour du tombeau de saint Annobert dont les reliques ouvrirent, en 1022, une période de grande prospérité pour l’abbaye.




 

Nef de Saint-Loup-de-Naud

(Seine-et-Marne)


L’église de Saint-Loup-de-Naud est l’une des plus belles d’lle-de-France.

Témoignage de l’architecture de transition entre le roman et le gothique, elle prouve que divers styles ou procédés de construction peuvent se mélanger sans altérer l’harmonie de l’ensemble. La nef comprend deux travées du XIIe siècle voûtées sur croisées d’ogives; les deux travées suivantes, antérieures, sont voûtées la première en berceau et l’autre d’arêtes.
Les statues-colonnes du portail annoncent celles de Chartres.




 

Nef de Saint-Savin-sur Gartempe

(Vienne), XIe XIIe s.
L’un des chefs-d’oeuvre de l’architecture romane poitevine, cette nef est remarquable par l’élan des grandes colonnes dont les chapiteaux au décor plantureux soutiennent à dix-sept mètres au-dessus du sol la voûte en berceau. Celle-ci est décorée de magnifiques fresques racontant la Bible. Dégagées au siècle dernier de l’enduit de
chaux dont elles étaient recouvertes, elles ont mérité que l’on donnât à Saint-Savin le nom de «Chapelle Sixtine de l’Art roman»





 

Christ du chapiteau

Plaimpied, Commune sise dans le Cher.

Le Christ, repoussant énergiquement la tentation représentée par deux démons figurés sur les faces latérales, est surtout étonnant par le mouvement qui l’anime et qui s’inscrit dans une superposition de cercles de différentes grandeurs.




 

Bible de Saint-Martial

Bible de Saint-Martial de Limoges

Bibliothèque nationale. Paris.

L’un des ouvrages capitaux de la peinture romane. L’illustration s’impose par son équilibre, son harmonie, les proportions élancées des personnages à la stylisation discrète mais fouillée. Rarement un tel degré d’élégance, de raffinement ou de pittoresq
ue a été atteint par les enlumineurs qui firent preuve, en outre, d’un esprit inventif plein de verve.
Une curiosité:
les figures terminant les colonnes dans les canons des évangiles à la manière de chapiteaux représentent des personnages accroupis, cariatides ou atlantes, que l’on retrouve dans la décoration de l’talie du nord.




 

Eglise de Thaon

Eglise de Thaon
(Calvados), XI--XII s.
Cette petite église de village, solitaire au creux d’un vallon, se présente comme une châsse délicatement ouvragée ou tout est mesure, simplicité et équilibre. Le choeur est orné d’une arcature que surplombe un décor de chevrons. Le clocher, à toiture pyram
idale. est ajouré sur chaque face à ses deux derniers étages.




 

Saint-Paul-lès-Dax

Frise extérieure de l’Eglise de Saint-Paul-lès-Dax
(Landes).

L’arcature du chevet est décorée d’une frise représentant des sujets variés inspirés de la vie du Christ (la Cène, la trahison de Judas, la crucifixion). Styles et matériaux diffèrent
sensiblement, mais un Certain archaïsme donne à l’ensemble une unité qui ne manque pas d’agrément.




 

Bible de saint Etienne Harding


Bible de saint Etienne Harding

Bibliothèque de Dijon (Côte-d’Or).
Composée de quatre volumes enrichis de grandes initiales ornées ou historiées, illustrées par Etienne Harding.




 

Cloître de l’Abbaye Blanche



Cloître de l’Abbaye Blanche (Mortain Manche)

Deux galeries du cloître de l’Abbaye datent du XIIème siècle: c’est le plus ancien monument de ce genre existant en Normandie. Le toit en appentis est soutenu par des piles appareillées entre lesquelles s’élèvent de minces colonnes soutenant des arcs en plein cintre. L‘ensemble est d’une élégance tres cistercienne qui refuse les fioritures.




 

Tympan du portail de l’Église de Neuilly-en-Donjon



Tympan du portail de l’Église de Neuilly-en-Donjon
(Allier).

Dans cette oeuvre étonnante d’une rusticité massive unique en son genre, le bœuf et le lion ailés supportent les trois rois venant adorer l’enfant que sa mère tient sur ses genoux. De part et d’autres quatre anges soufflent dans des olifants comme au Jugement dernier.




 

Saint Sernin



Porte Miegeville
Basilique Saint Sernin, Toulouse

C’est le plus beau portail de ce chef-d’œuvre du roman qu’est Saint Sernin et sa décoration sculptée a fait école dans tout le Midi.
L’expressionisme qui l’anime est particulièrement vivant. Le centre est occupé par la scène de l’Ascension où le Christ entouré par les anges monte au ciel; au-dessous, sur le linteau, les apôtres.




 

Chapiteau d'Hérode et de Salomé



Chapiteau d’Hérode et de Salomé (Toulouse, musée des Augustins)

Ce chapiteau engagé de colonnes jumelles fait partie d’une suite illustrant les épisodes de la mort de saint Jean-Baptiste.




 

Partie centrale de la façade d'Angoulème

Partie centrale de la façade de la Cathédrale d’Angoulème, 1110-1128. Bien qu’encadrée au XIX’ siècle de clochetons ndicules, la façade de la cathèdrale Saint-Pierre d'Angoulème
a grande allure. Cette magnifique page de sculpture de style roman poitevin est décorèe de 75 statues d’évangélistes, d’anses, de bêtes fabuleuses ou de figures symboliques, dont le ballet harmonieusement équilibré semble réglé par la figure centrale du Christ en majesté. Tout frémit, palpite et anime la pierre d’une vie intense.




 

Eve d'Autun

L’Eve d’Autun

est au Musée Rolin, à Autun.


Ce fragment du portail nord, dû au ciseau du célèbre CGislebert, auteur des sculptures d’Autun, représente Eve rampant qui de sa main gauche saisit la pomme du péché tandis que Satan retient la branche de l’arbre de sa main griffue. Cette belle composition, d’une rare sensibilité, frémissante de vie et d’angoisse, est un des chefs d’œuvre de l’art roman. Un lyrisme visionnaire inspire cette oeuvre mise au jour par la démolition d’une des maisons proches de la cathédrale:
sans doute Adam, existe-t-il caché aussi sous l’une d’elles.





 

Crucifixtion de saint Pierre

Crucifixion de saint Pierre

Aulnay de Saintonge

A quoi comparer le décor de la façade sinon à une sorte de broderie, ou peut-être à ces sculptures arabes qui semblent défier la matière même dans laquelle ces sont faites ?

On trouve ici le bonheur hasardeux d’un croquis réussi; tout cela est vivant, vrai, et la puissance dramatique de la scène n’ôte rien à l’espèce de douceur, et parfois d’humour, qui l’enveloppe.





 

Portail des lions

Portail des Lions


Le tympan du portail sud de Murbach décoré de deux lions affrontés, face tournée vers le spectateur, présente dans son cadre de rinceaux et de palmettes, d'évidentes analogies avec des décors d’origine orientale, l’art lombard ayant pu servir d’intermédiaire. La qualité décorative de l’ensemble n’empêche pas une certaine séchresse.




 

Saint Pierre de Montmartre

Commencée en 1134 à Paris, elle est la plus ancienne église de la ville hormis Saint Germain des prés.




 

Plaque de reliure