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 | Visite au Louvre |
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Hier dimanche ...
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Le début de la visite commence le 26 avril 2010.
J'avais donc suivi un groupe de visiteurs qui cherchait la Vénus de Milo.
Le gardien les mit sur le bon chemin et je vis la bruyante caravane disparaltre parmi les dieux de la Grèce et les empereurs de Rome. Une heure plus tard, ( le musée est un palais, c'est dire qu'il est vaste ) je retrouvai la troupe dans la galerie de l'école française, plus turbulente et de plus en plus tapageuse, je parle de mes jeunes promeneurs et non des peintres que l'on sait, ici travaillent de manière acharnée un lot de vieilles dames qui de tapisseries en pâtisseries se consacrent déqsormais à la copie de David ou de Greuze. Ai-je cru entendre l'une des jeunes cocottes murmurer Serge. Je ne me suis pas retourné. Pourtant la scène l'aurait mérité, les jeunes avaient bousculé un chevalet, torturé un tabouret, fait vacillé une dame qui affichait désormais un air furibond et qui pâle d'émotion brandissait un pinceau et une palette.
Ces jeunes fous et ces aimables extravagantes se calmèrent subitement, tombant en arrêt devant le portrait de madame de Récamier joliment rosé par ce David qui avait tant de talent.
Mais qui est-ce donc s'exclama l'une de petites écervelées. Tout le groupe se plongea dans le catalogue que le moins élégant portait sous le bras. Diane dépouille Calisto, ... mmm ... ce ne doit pas être cela, ah mais ça alors, ce sont les pages des peintres italiens, nous sommes ici à l'école française.
— Cherchez.., n° 160... école française... C’est bien, c’est bien.., voilà, j’y suis répondit le prénommé Ernest. Portrait de Madame de Récamier.
— Madame Récamier,... ah! c’est la fameuse Récamier, celle qui a été du dernier bien avec Chateaubriand ! — Oh ! de l’avant-dernier seulement. Ce mot suffisamment spirituel fut dit par une agréable personne blondinette et grassouillette. Le trait d’ailleurs ne porta pas... Nul ne broncha... on n’avait pas compris. — Pourquoi .seulement de l’avant-dernier? demanda la petite brune. — Mais, ma chère.., parce que cette Récamier... vous devriez savoir... Je ne peux pas vous expliquer. — Oh ! si, si, expliquez, expliquez...
Tous et toutes se groupèrent avidement autour de la blondinette. Ils pressentaient du croustillant, ... Je n’entendis plus rien. La blondinette à voix basse prononça un petit discours. Il y eut des rires étouffés... des ah ! ah ! des oh ! oh ! des eh !eh ! Je me trouvais à dix pas de là, tout près d’une dame chapeautée de printemps qui s’était interrompue dans sa copie de l’Accordée de village. Elle assistait scandalisée à cette émeute de gommeux et de gommeuses et s’adressant tout à coup à moi: — Des cocottes, monsieur, ce sont des cocottes ! — Non, madame, répondis-je, des femmes du monde, tout à fait du monde. — A quoi ça se reconnait-il alors ? — Au mal qu’elles se donnent pour ne pas en avoir l’air. — Ah! que c’est joli, monsieur, ce que vous venez de dire là, joli et vrai !
Je saluai la copiste fier de mon succès, taisant soigneusement que le mot était du second acte de la Famille Benoîton. Et je rattrapai encore une fois, mon troupeau de cocodès et de cocodettes. Tous s’en allaient à travers les sphinx égyptiens. lis étaient enchantés. — Vous aviez raison. C’est rempli de choses très bien. — Pourquoi ne vient—on jamais ici ? — On devrait prendre pour ça un jour par semaine. — Si nous inventions les jeudis du musée... on se rencontrerait ici de deux à quatre. — Et après on irait au Bois... — Ce serait drôle de mettre le musée à la mode.
Ils sortirent dans une autre salle alors que me rattrapait Mademoiselle N. à qui j'avais donné rendez-vous. Qui sait, lui-dis-je en lui montrant le groupe de jeunes gens qui s'éloignait, ces cinq jolies femmes et ces quatre jolis nigauds vont peut-être, comme ils disent, remettre le Musée du Louvre à la mode.
Le début du texte se trouve en blogo2010, 26 avril 2010. (Texte inspiré d'une chronique de Monsieur Gérôme)
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en construction lien vers le musée du Louvre
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