Le temps des mousquetaires

Ici commence le 17ème siècle...




 

qui se poursuit ici



Porte du salon d’honneur de Balleroy
1626-1636, Château de BaI!eroy (Calvados).

Attibué à François Mansart, ce magnifique château possède un salon en boiseries peintes d’une grande solennité où s’exprime le goût de la riche aristocratie provinciale. La porte en est le plus bel ornement: elle est surmontée d’un aigle immense, pris dans un caisson les ailes déployées, qui tient dans ses serres un serpent et supporte une double guirlande de fruits. Délicatement ouvragée, elle est encadrée d’appliques placées sur des pilastres et porte au trumeau une peinture de genre.



Cheminée du grand salon ’Effiat

Vers 1630, Château d’Effiat
(Puy-de- Dôme),
Ce magnifique château Louis XIII a été construit par le maréchal Antoine Coiffier-Ruzé, ministre des Finances et ami de Richelieu. Il s’honor ee, dans le grand salon dont le plafond à poutrelles est agréablement peint, d’une cheminée monumentale dans laquelle est encastrée une composition attribuée aux frères Le Nain et intitulée «La Forge de Vulcain».





Dessert de gaufrettes.

de Lubin Baugin
Vers 1630, Musée du Louvre, Paris.

L’oeuvre de ce peintre n’est connue que par trois tableaux qui portent sa seule signature. La sobriété de la composition, l’austérité des objets familiers, l’harmonie des couleurs évoquent l’un des aspects de la peint ure française sous le règne de Louis XIII où l’on a voulu voir l’influence de la spiritualité janséniste.




 

Les Comédiens



Les Comédiens de la Troupe choisie
1631, Bibliothèque de l’Arsenal, Paris,
C’est, en France, la première affiche illustrée de théâtre connue; elle conc erne la représentation de «Ligdamon et Lidias» de Scudéry.


Théophraste Renaudot fonde La Gazette






Cabinet des Muses d’Oiron


1630-1640, château d’Oiron
(Deux-Sèvres).
Le gracieux cortège des Muses qui orne ce superbe cabinet aux boiseries peintes et dorées, a perdu ses attributs remplacés par des instruments dc musique. Les soubassements sont richement ornés de cartouches, d’ang elots et de chutes de feuillages encad rant des paysages malheureusement en mauvais état. Au plafond, une composition ovale montre un Jupiter à la chevelure ondoyante et brandissant les foudres dans un costume plus proche de celui du berger d’opérette que du justicier.



Dôme de la Chapelle ducale de Nancy




Dôme de la Chapelle ducale de Nancy
1631, Eglise des Cordeliers, Nancy (Meurthe-er-Moselle).
La Chapelle ronde, nécropole de la famille ducale, surprend par son italianisme à côté du gothique germanique de l’église des Cordeliers dont elle jouxte le choeur. Nous sommes à Florence et cette coupole à caissons évoque la chapelle des Médicis, même si les cénotaphes sont loin des tombeaux sculptés par Michel-Ange. Décorée de bustes d’angelots et des chifl’res des ducs de Lorraine par Siméon Drouin,cette coupole est d’un beau style où un classicisme équilibré et serein s’unit aux grâces de la Renaissance.





 

Le Christ descendu de la Croix

Nicolas Tournier
Musée des Augustins, Toulouse
C’est le Chef-d’oeuvre de l’Ecole toulousaine de la réalité faite de gravité et de noblesse. Nicolas Tournier acquit, durant un séjour de sept ans environ à Rome, une tendance à la stylisation et au classicisme, un goût des expressions mélancoliques qui resteront ses principales caractéristiques quand il s’installera à Toulouse, en 1632, à 42 ans.
Il y travaillera sa vie durant faisant preuve, dans la rose capitale du Languedoc, d’une
sévérité monumentale soulignée par descontrastes de lumière parfaitement en accord non seulement avec la spiritualité de l’époque mais avec l’esprit du caravagisme.

«Le Christ descendu de la Croix»
se trouvait à la cathédrale Saint Etienne avant d’entrer au musée, pendant la Révolution.





 

Grande cascade de Saint-Cloud



Le Parc de Saint-Cloud a été dessiné par Le Nôtre. La partie haute de la cascade est du milieu du XVIIe, elle est l’oeuvre d’Antoine Lepautre et c’est Monsieur, frère de Louis XIV,qui en eut l’idée. De deux arcs surbaissés dominés par un groupe allégorique, cinq escaliers d’eau descendent vers un bassin orné de statues.
En 1687, Mansart la restaura et la prolongea par la Basse Cascade qu’il décora de monstres marins.





 

Portrait d'une religieuse morte

Portrait d’une Religieuse morte, par
Philippe de Champaigne
1634, Musée des Beaux-Arts, Genève.

Peu de défunts ont la noblesse et la pureté qu’on lit sur les traits de cette humble religieuse transfigurée par la foi.

L’art de Philippe de Champaigne, le grand peintre janséniste, a exprimé à travers ce visage la grandeur du don total à Dieu.




 

Galerie dorée

François Mansart
Hôtel de Toulouse Banque de France, Paris.
Cette magnifique galerie, longue de 50 m et large de 7 fut Je modèle de celles que le Grand Siècle aima construire. L’Hôtel de Toulouse qui porte le nom d’un de ses propriétaires, fils de Louis XIV et de Mme de Montespan, ne comptait pas moins de cent-soixante-dix pièces quand le duc de Penthièvre s’y installa avec la princesse de Lamballe. Il avait été construit par François Mansart pour M. de La Vrilliêre; Robert de Cotte le remania en 1713.
La Galerie est décorée de sculptures en bois doré représentant «La Chasse» et «La
Pêche» par Vassé.




 

Port de mer



Port de Mer au Soleil couchant,
Claude Lorrain
1639, Musée du Lourre, Paris.
C’est pour le pape Urbain VIII que Claude Gellée, dit le Lorrain, peignit ce tableau. L’artiste place la source de lumière au centre de la composition.