L'art gothique

Résumé



L'église romane était lourde et trapue, le gothique est élancement, légèreté, élégance.

La gloire du gothique n'est pas seulement dans la statuaire et le vitrail; l'enluminure et la tapisserie se développent tandis que l'architecture profane accueille à son tour ses conquêtes. Le château féodal se transforme en palais, le logis roman devient un hôtel dont la bourgeoisie, classe montante, augmente le confort ayant aussi le souci de sa décoration et de son mobilier.
Avec le gothique flamboyant l’équilibre médiéval vacille et se surcharge; le désarroi des époques finissantes s’exprime, dans la seconde moitié du XV siècle, par l’excès et par le pathétique. Puisque l’homme, comme l’art, commence à douter de lui-même c’est que le Moyen Age est achevé.

Tout commence à Auvers sur Oise.
Plus tard, on découvre le psautier d'Ingeburge, le panneau de l'abbaye de Gercy, l'église saint Nicolas d'Arras, la cathédrale de Chartres, la cathédrale de Bourges et Notre-Dame de Paris.




 

Parcours

On parle alors de l'Abbaye d'Ourscamp, de l'église des Cordeliers à Chateauroux, de la cathédrale de Reims et de celle du Mans, de la sainte chapelle de Paris et de l'église Saint Taurin à Evreux.

On s'arrête rue du tambour à Reims et puis au cabinet des médailles à la Bibliothèque nationale de Paris.

On passe au Louvre pour revenir à la cathédrale de Strasbourg




 

dame à la licorne

La Merveille

Le Mont Saint Michel




 

Amiens

On en vient à Amiens.

C'est alors la cathédrale de Fréjus, l'église de Bouillac, l'abbaye du Lys, l'église de Saint-Hilaire.

On dit des mots de l'église du Bourget du lac, de l'église de Milhaguet, de la cathédrale de Sens, de l'église de Saint-Martin-aux-bois et de la chapelle de Kermaria.




 

Le Jugement dernier

XIIIe s., Portail principal de l’Eg!ise de Rampillon en Seine et Marne

De cette belle église qui dépendait d’une commanderie de Templiers, la vue s’étend à l’infini sur l’immense plateau de la Brie. Le portail présente au trumeau des épisodes de la vie du Christ et au tympan, le Christ jugeant les hommes. Cette belle oeuvre évoque par sa puissance et son élégance les grandes sculptures de Vézelay.






 

Retable de la vierge

Retable de la Vierge

Eglise d’Angoustrine
(Pyrénées- Orientales).

Peint à la détrempe, il provient de l’ancienne chapelle désaffectée de Saint-Martin-d’En-Valls. C’est un spécimen rare des retables de bois. A l’influence byzantine, qui s’exerçait à cette époque en Roussillon et en Cerdagne, s’ajoute une expression d’une touchante pureté.




 

Le séducteur et les vierges folles

Le Séducteur et les Vierges folles
Fin du XIII s. , Portail ouest de la cathédrale de Srasbourg (Bas- Rhin).

Le symbolisme d’apparence simpliste de ce groupe célèbre où le séducteur, avec sa coiffure de roses, son sourire et la pomme qu’il tient à la main a le dos dévoré par d’horribles serpents, expressions du mal, ne doit pas cacher la maîtrise dramatique de
la scène, si fraîche dans sa tristesse, si vraie dans son allégorie. Il faut noter surtout l’étrange satisfaction du Don Juan diabolique, d’une puissance saisissante, et la qualité sensuelle, le plaisir et l’angoisse de celles qu’il fait tomber dans ses pièges. On a rarement
mieux décrit les faibLesses, l’abandon, la joie et les tourments de la chair. Ces figures sont placées sur la porte droite du portail ouest de la cathédrale.




 

Cassette de St louis




Coffret, dit cassette de Saint Louis
Fin du XIIIe s., Musée du Louvre,
Paris.
Ce coffret en bois sculpté, habillé d'étain, orné de médaillons de métal et d’émail fut donné par Philippe le Bel à l’abbaye du Lys en Seine-et-Marne; c’est sans doute un ouvrage Limousin. La « cassette de saint Louis » fut découverte en 1853 dans l'église de Dammarie-lès-Lys. Longtemps, les érudits ont daté cet objet de la fin du XIIIe siècle et y ont vu un des coffrets dans lesquels Philippe le Bel avait fait placer certaines reliques de saint Louis après sa canonisation en 1297.

Mais cette datation ne s'accorde pas avec celle des armoiries. Un héraldiste contemporain, Hervé Pinoteau, a donc repris l'ensemble du dossier et avancé une date plus ancienne : 1236.




 

Couronnement de la vierge


Couronnement de la Vierge
Fin du XIIIe s., Musée du Louvre,
Paris.
Ce très beau groupe en ivoire, d’une touchante pureté, provient d’un atelier parisien; il porte des traces de polychromie.