L'art préroman est une période
d'approximativement 400 ans dans l'art de l'Europe occidentale qui va de la
Renaissance carolingienne au VIIIe siècle jusqu'au début de la période romane
du Xe siècle.
Le
thème dominant pendant cette période est l'introduction et l'absorption des
formes méditerranéennes et chrétiennes classiques avec celles germaniques,
créant de nouvelles formes innovatrices, et menant à l'apogée qu'a connue l'Art
roman aux XIe et XIIe siècles.
* 1 Art carolingien
* 2 Art ottonien
* 3 Art anglo-saxon
* 4 La France
* 5 L'Italie
* 6 L'Espagne
L'art
carolingien s'étend sur une période d'approximativement 120 ans, de 780 à 900,
pendant le règne de Charlemagne et de ses héritiers, populairement connue sous
le nom de Renaissance carolingienne. Bien que bref, il a
été influent – dans le nord, les rois européens ont adopté des formes d'art
romain méditerranéen classiques pour la première fois - tout en créant
également de nouvelles formes telles que dessins naturalistes au trait de
figurines qui seront d'influence durable.
2. Art ottonien
L'art
allemand, s'étend sur une période d'approximativement 136 ans, de 919 à 1056,
appelé généralement art ottonien (une partie de ce qu'on s'appelle parfois la
Renaissance ottonienne), et d'après les trois empereurs saxons appelés Otton (Otton
le Grand, Otton II et Otton III ) qui ont régné sur le
Saint-Empire romain entre 919 et 1024, et les empereurs Conrad II (r. 1024 -
1039) et Henry III (r. 1039 - 1056).
Après
le déclin de l'empire carolingien, le Saint-Empire romain a été rétabli sous la
dynastie saxo-ottonienne. De ceci ont émergé une foi renouvelée dans l'idée de
l'empire, et une église reformée, créant une période de ferveur culturelle et
artistique intense. C'est dans cette atmosphère que des chefs d'œuvre ont été
créés, se fondant sur les traditions dont le nouvel art s'est inspiré :
peintures de la défunte antiquité, de la période carolingienne et de Byzance.
L'Art
mosan est un des chapitres de cette période de l'histoire européenne de l'art.
L'art
anglo-saxon couvre la période débutant avec le règne du roi Alfred (885), de
renaissance de culture anglaise après que la fin des incursions viking, au
début du XIIe siècle, quand l'art roman domine. Avant le Roi Alfred, il y avait
eu la culture de Hiberno-Saxon (la fusion de
l'anglo-saxon et des techniques et motifs celtiques) qui avait cessé en
Grande-Bretagne avec les invasions Vikings. L'art anglo-saxon est principalement
connu aujourd'hui pour ses manuscrits enluminés.
4.
La France
Après
la fin de l'empire carolingien, la France est partagée en un certain nombre de
provinces en compétition. Manquant donc de direction générale, l'art français
des Xe et XIe siècles a été produit par les monastères locaux à des fins de
propagation de l'instruction et de la piété ; cependant les modèles primitifs
produits n'ont pas repris les techniques de la période carolingienne.
Les
modèles régionaux multiples se sont développés, basés sur la disponibilité hasardeuse
des manuscrits carolingiens (comme modèles d'inspiration) et sur la disponibilité
des artistes ambulants. Le monastère de Saint Bertin est devenu un centre
important sous son abbé Odbert (986-1007) qui a créé
un nouveau style basé sur des modèles anglo-saxons et des formes de Carolingiennes.
L'abbaye voisine de Saint-Vaast a créé un certain nombre d'œuvres. Dans le
sud-ouest, le monastère de saint Martial de Limoges, un certain nombre de manuscrits
ont été produits autour de l'an 1000, comme en ont été produits à Albi, Figeac
et Saint-Sever-de-Rustan en Gascogne. À Paris, un
style a été développé à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. En Normandie un
nouveau style s'est développé à compter de 975.
5.
L'Italie
L'Italie
était une fourmilière d'art pré-roman. L'Italie
méridionale a été dominée par les Byzantins, les Arabes et les Normands, alors
que le nord était contrôlé la plupart du temps d'abord par les Carolingiens
puis par les Ottoniens. Cependant l'Italie a produit un certain nombre de
mosaïques, de fresques et de manuscrits enluminés.
6.
L'Espagne
L'Espagne
est en grande partie restée en dehors du courant principal de l'art pré-roman, de par son isolement géographique et
l'occupation tardive par les envahisseurs musulmans. Après la reconquête lancée
par Alfonso III des Asturies, l'art espagnol a été revigoré par les monastères
qui ont produit de nouveaux manuscrits illuminés dans un style espagnol.
(texte ci-dessus emprunté à la
collectivité Wikipédia 2010)
L’art
Roman
|
La Vierge et saint Jean au pied de la
croix. IX' S., Bibliothèque nationale, Paris. Reliure en ivoire d'un évangéliaire à l'usage de l'église de Metz; la vérité des attitudes et des scènes où apparaît l'influence antique s'accorde bien à la richesse de l'ornementation. Sous la croix est représentée symboliquement Rome entre la Terre et l'Océan. |
L’image actuellement disponible dans mes archives est
trop abîmée pour être publiée... un généreux lecteur nous communiquera
peut-être prochainement une photo de ce document conservé à la Bibliothèque
nationale de France. |
Reliquaire de sainte Foy
Du
VIe au Xe siècle rien n'était apparu en Occident qui méritât d'être qualifié de
«style». Un art est un ensemble de techniques et de formes, ce que réalisèrent
les Mérovingiens et les Carolingiens; un style est créateur,
donc conquérant: c'est le cas de l'architecture chrétienne du Moyen Age, signe
de l'organisation renaissante de la cité au XIe siècle. Le roman est à la fois
un art et un style.
Le terme d'art roman a été inventé en 1818 par l'archéologue normand Charles de Gerville, il est passé dans le langage courant à partir de 1835.
Il définit, en histoire de l'art, la période qui s'étend de +/-1030 à la moitié du XIIe siècle, entre l'art préroman et l'art gothique.
L'art roman regroupe aussi bien l'architecture romane que la sculpture ou statuaire romane de la même époque. L'expression recouvre une diversité d'écoles régionales aux caractéristiques différenciées.
Il n'a pas été le produit d'une seule nationalité ou d'une seule région mais est apparu progressivement et presque simultanément en Italie, en France, en Allemagne et en Espagne. Dans chacun de ces pays, il est apparu avec des caractéristiques propres (par exemple : l'utilisation de pierres différentes dans chaque région), bien qu'avec une unité suffisante pour être considéré comme le premier style international, avec un cadre européen.
L'église romane est un organisme articulé dont toutes les parties sont soudées entre elles par un ensemble de fonctions et de proportions. Basse, trapue, elle fait corps avec le paysage et prend souvent l'aspect d'un système de défense; son architecture se diversifiera selon les régions tout en gardant sa caractéristique principale : la voûte, soit en arêtes, soit en berceau.
Trésor de
Conques (Aveyron) Cet
admirable chef-d'œuvre ne cesse depuis des siècles d'exercer sa
fascination. Pourtant cette idole caparaçonnée d'or et de pierreries sur
une armature en racine d'if est une sainte fort
modeste, martyrisée à Agen en 303. Sa frontalité rigoureuse, son regard
fixe, ses avant-bras tendus parallèlement, ses deux jambes retombant à la
verticale ont quelque chose d'envoûtant et sur sa chape et sa couronne
ornées d'améthystes, d'émeraudes, de grenats, de cristaux de roche, de
perles et de camées, les pèlerins de Compostelle qui passaient par Conques,
admiraient toutes les richesses de l'Orient. Il est possible que la tête
provienne d'une statuette d'empereur romain.
L'art roman est toute sérénité et harmonie;
à cette impression de paix, et souvent même de majesté, la sculpture et la
peinture apportent une décoration pleine de richesse, débordante d'imagination
et de dynamisme, la première ésotérique et fantastique, la seconde plus
descriptive et familière. Chaque sanctuaire est comme un livre ouvert où le
chrétien apprend à mieux connaître le dogme, où il se familiarise avec l'Ancien
et le Nouveau Testament, ignorant souvent que cette langue neuve qui s'est
créée sous ses yeux est faite des héritages les plus complexes et les plus divers.
L'église chrétienne du Moyen Age est l'aboutissement des vieux mythes et des
croyances séculaires que l'humanité drainait depuis le fond des âges; mais le sourire roman a su apaiser les monstres et
répandre sa lumière sur les débris épars de toutes les civilisations venues se
confondre en ce lieu privilégié. Bientôt, l'église va s'arracher à la terre,
s'élancer d'un formidable élan vertical dans l'espace, et léguer aux siècles
futurs ses conquêtes: de la sculpture monumentale des
tympans aux grouillements baroques des chapiteaux, de la fresque à la
miniature, du vitrail à l'orfèvrerie, de l'ivoire à la tapisserie, c'est une
merveilleuse floraison qui dura un siècle et demi jusqu'à la naissance de
l'ogive, source du gothique.
Chapelle
Saint-Saturnin
X, s.,
Saint-Wandrille (Seine-Maritime) .
Ce petit oratoire, situé à flanc de colline au-dessus du célèbre monastère
de saint-Wandrille a été construit pour abriter une relique
du diacre toulousain Sindard. Le plan, fort archaïque,
et l'appareil de pierres rugueuses et moussues s'accordent avec une certaine robustesse
paysanne pleine de charme qu'entoure un mélancolique paysage boisé.

Abbaye
Saint-Philibert
Xe-Xl'
s., Tournus (Saône-et-Loire).
«La grave et massive carrure»qu'admirait Victor Hugo,
fait de l'abbatiale de Tournus un monument qui ne laisse pas d'impressionner.
La pierre rose de Préty éclaire cette architecture
austère sans ornementation ni chapiteaux où rien n'atténue ou n'encombre
l'admirable ordonnance de la nef aux colonnes élancées. L'abbaye de Tournus fut
l'une des plus prospères et des plus puissantes de France.

Abbaye
Notre-Dame

Xe-XI' s., Jumièges (Seine-Maritime).
Malgré les ruines
successives, cette grande abbaye, dont l'origine remonte aux temps
carolingiens, a gardé sa surprenante beauté. Consacrée en 1064, c'est notre
plus ancienne église romane à tribunes; elle inspira
le type normand de la grande église qui se développera, avec quelques
variantes, à Lessay, à Caen, à Cerisy, à
Montivilliers. L'aspect romantique de l'ensemble incite à la méditation et à la
rêverie.
Le Clos
Saint Imer ©
Domaine Ernest Burn
À mi-chemin de Colmar et de Rouffach, le paisible village médiéval de Guerberschwir abrite sur ses coteaux l’un des plus anciens terroirs d’Alsace : le Clos Saint-Imer.
Cultivés et vinifiés avec soin par la famille Burn, les muscats et les gewurztraminers qui en sont issus atteignent des sommets de fraîcheur et de finesse.
Victimes d’un préjugé tenace qui les fait passer pour « lourds » et « ordinaires », ils n’inspirent aujourd’hui encore qu’une moue incrédule aux amateurs cherchant à se constituer une cave. Trop chaptalisés ? Trop sulfités ? Trop compliqués ? On les accuse de tous les maux (de tête notamment !) et rares sont les restaurants à les faire figurer sur leur carte des vins.
L’Alsace, il est vrai, a toujours bénéficié de conditions viticoles idéales (ensoleillement, microclimats divers, terroirs superbes) qui l’ont poussée à privilégier la facilité au détriment de la qualité. Contrairement à la Bourgogne qui, dès le Moyen Âge, s’appliquait à recenser ses plus belles parcelles par le biais de ses moines, l’Alsace, elle, ne s’est décidée à établir une hiérarchie de ses grands crus qu’en 1975 !
Et pourtant, les vins blancs d’Alsace comptent parmi les plus fruités et les plus élégants qui soient, au même titre que les grands chardonnays de Bourgogne et les beaux chenins de la Loire !

Qu’il s’agisse d’un grand riesling sec et minéral ou d’une somptueuse vendange tardive de gewurztraminer aux arômes de rose, même le vin d’Alsace le plus cher, comme le riesling grand cru Altenberg de Bergheim vinifié par Jean-Michel Deiss (plus de 50 euros la bouteille) (valeur 2007), demeure incommensurablement moins coûteux que le moindre Puligny-Montrachet 1er cru dont le prestige de l’étiquette justifie, semble-t-il, qu’on l’achète au moins 100 euros la bouteille
Accroché à flanc de coteau, le village de Gueberschwihr est dominé par un magnifique clocher roman du 12e s.
Au
printemps, les vignes sont envahies de tulipes sauvages, preuve que les
herbicides ne sont pas passés par là... L’hiver, les coteaux abrupts et la vallée
enneigée forment un tableau digne de Grünewald.
Ernest
Burn, mort en 1994, est l’homme qui, dans les années
1930, a redonné vie au Clos Saint-Imer, un terroir historique
situé au sommet du Grand Cru Goldert que la
Révolution avait morcelé et dont le phylloxera avait détruit les vignes au 19e
s.
Le Clos Saint-Imer,
dont l’excellence est déjà évoquée dans un manuscrit daté de 1345, est en effet
un terroir magique où le muscat et le gewurztraminer développent une acidité
qui favorise leur vieillissement.

La Passion
Feuillet d'ivoire sculpté, fin du X,, début du XIè s., Église Saint-Just, Narbonne (Aude).
On aperçoit au centre de ce très beau travail le Christ sur la croix; du sang coule de ses blessures. Autour du motif central s'ordonnent différentes scènes ayant trait à la Passion : le soldat portant un coup de lance à Jésus, l'éponge imbibée de vinaigre, le partage des vêtements. Au-dessus de la croix apparaissent les personnifications du soleil et de la lune. En dessous sont figurées la Cène, l'arrestation du Christ au jardin des Oliviers, les saintes femmes au tombeau, saint Thomas touchant les plaies du Seigneur. Au sommet de l'ensemble, l'Ascension et la Pentecôte.
Saint-Michel d'Aiguilhe X'-Xll' s., Le Puy (Haute-Loire).

Sur un rocher, improprement appelé dyke
basaltique de 85 m de haut, (en réalité une cheminée de volcan), déchaussé par
l'érosion est dressé un oratoire à saint Michel auquel on accède par un escalier
de 250 marches. U ne première chapelle, terminée en 962, reçut, au début du
XIIe, un narthex et une galerie circulaire épousant le sommet du rocher servant
de nef. La porte d'entrée est surmontée d'un décor. Parmi les pièces du trésor,
découvert en 1955 au moment de la restauration de l'autel, un magnifique Christ
reliquaire qui semble être l'oeuvre d'une école
espagnole du Xème siècle.
Clocher de
l’ancienne abbatiale de Charroux
Magnifique octogone à trois étages, l’un des plus beaux monuments du Poitevin.
Le monastère fut fondé à la fin du 8e siècle par Roger, comte de Limoges, sous la protection de Charlemagne. L’importante église abbatiale édifiée au 11e siècle se situe dans la tradition de l’architecture carolingienne. Elle s’organisait autour d’une immense rotonde à trois étages dédiée au Sauveur, dont il ne reste que la tour dite de Charlemagne.

AINAY-LE-VIEIL
Château du XIème siècle dans le Cher.

et la bible de
Saint-Bénigne, l’église de Vignory, le chapiteau d’Hérode et de Salomé,
l’église de Vals ... encore à voir et d’autres merveilles ...
on trouve cela en cliquant
sur la bible
>>>>>>>>>>>
Trésor de
France, ... quand l’art vit près de nous, qu’il est fait par des
hommes qui éprouvent nos joies, nos soucis, nos angoisses, nos incertitudes,
nos rêves, il faut penser à l’amour qui lui a donné naissance avant d’avoir tout autre pensée.
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