XVIIème siècle ... Osera-t-on maintenir qu’il s’agit du
grand siècle,
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Contre-Réforme,
Baroque, l'Italie donne toujours ses directives à l'Europe. La France
commence le siècle en hésitant entre le naturalisme du Caravage et l'éclectisme
des Carrache; le premier influence les écoles provinciales où apparaissent
les figures encore mystérieuses des frères Le Nain et de Georges de La Tour,
les seconds inspirent celui dont la courbe aboutira au classicisme le plus
noble: Nicolas Poussin, peintre des dieux et des héros antiques. Comme Claude
Lorrain, comme Le Brun, comme Philippe de Champaigne, ces maîtres resteront
des isolés en face d'un art officiel qui représente «l'école» et qui est fort
ennuyeux, tandis que du mieux qu'elle peut la sculpture résiste au baroque.
C'est
lorsque l'art français aura pris pleinement conscience de ses moyens, vers
1660, qu'à ces individualités et à ces oppositions succédera un style né d'une
organisation fortement hiérarchisée des forces artistiques : le classicisme
de Versailles, reflet du «grand goût» de Louis XIV, création sublime, mais
sans âme, à laquelle tout sera soumis.
L'essor
religieux - les Jésuites ont un style bien à eux né en Italie l'orgueil de
la noblesse, la montée de la grande bourgeoisie, s'unissent autour du pouvoir
monarchique pour bâtir. Églises, maisons particulières, châteaux se
multiplient, images de la grandeur, de l'harmonie, de l'élégance et de
l'unité classiques. Versailles, où Le Brun dirige tout, orchestre tout, et
qui est imité dans l'Europe entière, reste à la fois l'expression d'une
pensée et la matérialisation d'un pouvoir. L'art qu'il suscite est peut-être
plus important encore parce qu'il renouvelle le décor, le mobilier et les
arts mineurs à l'échelle non d'un homme mais d'une société qui a apprécié
tour à tour la sobriété du Louis XIII, le baroque somptueux mais rigide du
Louis XIV et l'ornement rocaille du Régence avant que ne triomphe la réaction
de l'arabesque et de l'asymétrie du Louis XV.
Quand le Roi-Soleil meurt, en 1715, il ne
reste plus que six ans à vivre au plus grand peintre de la dernière partie de
son règne qui pourtant est déjà un homme du XVIIIe : cet Antoine Watteau dont
l'intimisme poétique prélude à la grâce et au raffinement décoratif de
Fragonard.
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Quelques mots - clés
Prytanée
Puymartin
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Prytanée National Militaire
Fondé en 1603 par Henri IV, cet ancien collège royal présente
un ensemble de bâtiments de style classique. Devenu Prytanée Militaire en
1808, l’établissement prépare aux concours d’entrée des grandes écoles
militaires, ainsi qu’au baccalauréat.
Le site est ouvert au public, on visite des cours en enfilade,
le parc à la française, ainsi que de l’église Saint-Louis.
Chœur de la Chapelle du
Prytanée
Début du XVII' s., La Flèche (Sarthe).
Sous l'ogive de la voûte
gothique aux lignes harmonieuses, le maître-autel, monumental et bigarré,
érige son stupéfiant étagement d'entablements, de niches, de sculptures et de
colonnes. Cette architecture baroque est extrêmement composite avec ses huit
colonnes de marbre rouge veinées de blanc. Devant le maître-autel, une magnifique
mosaïque en demi-cercle de marbre noir et jaspé évoque un palais de la
Renaissance italienne. L'église Saint-Louis fut achevée en 1622.

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Chambre mythologique
du Château de Puymartin (Dordogne), début du XVII' s.
Ce précieux cabinet a été entièrement peint en grisaille
(peintures en noir et blanc sur blanc d'œuf), par un artiste italien demeuré
anonyme, d'après des sujets empruntés à la mythologie grecque. Préciosité,
grâce, poésie s'unissent pour faire de l'ensemble un décor plein de charme.
Primitivement, les personnages étaient nus mais par souci de décence ils
furent «habillés» au 19 ème siècle.
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Chapelle du Château de Chavigny
Près de Lerné (Vienne)
Début du XVII' s.
Le château a été détruit mais la chapelle demeure avec
son retable entre colonnes, ses pilastres séparant des niches où 1ogent les
statues des évangélistes et des saints, son dôme quadrangu1aire où s'ouvrent
des fenêtres séparées par 1es anges porteurs des instruments de la Passion.
Dans cet ensemble richement doré, angelots, guirlandes, palmes et feui1lages
se déploient avec une exubérance incroyable. Ce remarquable monument, quoique
lourdement décoré, est un chef-d'œuvre du classicisme provincial.

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Chasuble des Hospitalières Début du XVII' s.
Musée de Louviers
(Eure).
En soie brodée, enrichie d'améthystes, de rubis et de perles fines,
cette très belle chasuble est décorée de bouquets de fleurs polychromes dans
des vases brodés d'or. Trois médaillons représentent sur la partie antérieure
saint Louis, sainte Elisabeth. reine de Hongrie et la Croix. Cinq autres sur
la partie postérieure montrent diverses scènes de la vie de saint François
d'Assise. Selon la tradition. cet ornement aurait été offert par Louis XIII
au couvent des Hospitalières fondé en 1617.
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(Un gentil visiteur du musée aura
cœur à nous envoyer la photo manquante, merci d’avance... )
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Château
de l'Armellière
(Bouches-du-Rhône),
début du XVlh.
Cette élégante bâtisse à tourelle; d'angle, couleur ocre clair, due
àP. A. Sabatier, présente en façade, au premier étage, tout un décor de
fleurs; et de fruits, typique du goût méridional. Elle marque la transition
entre le style de la Renaissance et le classicisme.
Ce bâtiment fut un relais de
chasse d’Henri IV.
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(Un gentil promeneur en Camargue
aura cœur de nous envoyer la photo manquante, merci d’avance... )
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Galerie
des portraits du Château de Beauregard (Loir-et-Cher), début du
XVII' s.
Le magnifique décor de cette galerie est le dernier exemple que nous
possédions d'un style qui fut à la mode au début du XVIIe siècle. Trois cent
soixante-trois personnages de l'Histoire de France remplissent la partie
supérieure des cloisons dont la moitié inférieure est ornée de caissons
représentant des natures mortes ou des paysages. On retrouve dans ces
élégantes peintures de Jean Mosnier tout le charme du décor italien des
villas de Toscane ou de Vénétie. Des faïences de Delft bleues et blanches,
représentant des soldats, constituent le carrelage.

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Diamant dit
« Le grand
Mazarin »
Début du XVII' s. Collection particulière.
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Le "Sancy" : 55 cts
Le premier diamant taillé avec facettes symétriques, présenté ici
recto-verso et malheureusement en noir et blanc pour la culasse, acheté
dans la seconde moitié du XVI° siècle par le marquis de Sancy ambassadeur
de France à Constantinople.
Henri III qui adorait les bijoux (cela va de soi), emprunta le diamant
pour en orner son chapeau, Henri IV le porta (mais aux banquiers cette
fois) pour garantir ses emprunts. Le diamant fit au début du siècle
suivant un petit voyage en Angleterre acheté au marquis de Sancy par la
reine Elisabeth (la première, pas la seconde évidemment), Lorsque
Cromwell proclama la république, la reine Henriette d'angleterre tante de
Louis XIV ramena la pierre dans ses bagages, ignorée par la cour, elle
vendit le diamant pour survivre, ce fut Mazarin grand collectionneur de
pierres précieuses qui l'acheta pour une somme modique. A sa mort il
légua ses 18 diamants à Louis XIV, le Sancy réintégrait la couronne de
France. Louis XV le fit monter sur sa couronne avec le
"Régent", il disparurent avec le "Bleu Tavernier" en
1792.
Ce n'est que trente cinq ans plus tard que l'on retrouva la trace du
Sancy.
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En 1828 il est vendu au prince Demidov par un
négociant parisien pour la somme de 100.000$, racheté par un joailler
français le retrouve en 1867 à l'exposition universelle de Paris. Le
milliardaire américain William Woldorf Astorg le rachète 500.000$ ! et il
faut attendre 1978 pour que les musées de France le rachètent à nouveau
aux héritiers pour la fabuleuse somme de 1 Million $. Il est encore
aujourd’hui exposé au Louvre aux cotés du "Régent".
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Boiseries
du chœur (Simon Bauer)
Église du Moutier d’Ahun
Les magnifiques boiseries du
Moutier d’Ahun constituent un ensemble exceptionnel.

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