Voyage en Biélorussie

La Russie blanche, Biélorussie, République de Biélorussie, Беларусь, est indépendante depuis le 25 août 1991, date de l'effondrement de l'URSS. Belarus, République du Belarus, est la dénomination officielle onusienne qui veut se démarquer d'un terme transcrit du russe. 

La République du Belarus, 207'600 Km², communément appelée Biélorussie, est un Etat enclavé sans accès à la mer. La Biélorussie se trouve entre la plaine germano-polonaise et la plaine russe.

Le pays est une vaste plaine glaciaire et possède un relief peu contrasté, en partie boisé. Lacs, marécages et collines ponctuent le paysage. L'altitude moyenne est de cent cinquante-neuf mètres avec un point culminant, dans l'est du pays, au mont Dzerjinski, à 346 m. Le plus bas point se situe sur les rives du fleuve Niémen, à 90 m. La capitale est Minsk, 53°62' N, 27°32' E.

Principalement constituées de résineux, les forêts de Biélorussie couvrent 34% du territoire. Près de 30% de la plaine biélorusse est constituée de terre arable. Le pays est naturellement bien irrigué, grâce à près de 11'000 lacs et de nombreuses rivières. 1'150 Km² sont irrigués artificiellement. Au sud s’étendent les marais de Polésie. Parmi les plus grands fleuves figurent la Dvina occidentale, nord, Niémen et Dniepr, ouest. Le canal Dniépr-Boug permet l'accès à la Baltique et à la mer Noire.

Une faible partie des 2'900 kilomètres de frontière biélorusses sont naturelles. Seules de courtes portions du Dniepr et du Bug occidental séparent respectivement la Biélorussie de la fédération russe et de la Pologne. Le pays est frontalier de la Russie, 959 Km, Ukraine, 891 Km, Lituanie, 502 Km, Pologne, 407 Km, et Lettonie, 141 kilomètres.

La pollution des sols par l'utilisation des pesticides est importante. La partie méridionale du pays a été très gravement touchée par l'accident nucléaire de Tchernobyl. Le sol de la Biélorussie a absorbé 70% des radionucléides. Dans la zone très contaminée de Gomel les taux de césium 137 sont très importants et sa durée d'activité est estimée à plus de 30 ans.

Par sa géographie, la Biélorussie offre un climat continental homogène. La période qui va de fin mai à la mi-septembre est certainement la plus propice à visiter les biélorusses.

L'hiver biélorusse est froid avec des températures de plus en plus rigoureuses au fur et à mesure que l'on va vers le nord et, surtout, vers l'est. Le facteur climatique de la continentalité prime sur celui de la latitude. Au sud-ouest du pays la neige s'installe généralement à la mi-décembre pour disparaître aux premiers jours de mars. Au nord-ouest elle reste presque 4 mois et il faut attendre début avril pour que la neige cède la place à la boue. Pendant la période de dégel, l'époque de la rapoutitsa, les déplacements en dehors des grandes villes peuvent être problématiques.

Le véritable printemps est court, il tient presque dans le mois de mai. Juin à peine arrivé et c'est déjà l'été. Les températures varieront peu jusqu'à la fin août. C'est en été, surtout en août, que tombent les précipitations les plus importantes, souvent sous la forme d'averses orageuses. Pendant cette période estivale, l'ensoleillement est assez satisfaisant.

On peu parler d'automne en septembre et aux premiers jours d'octobre, ses douceurs dépassent rarement la première quinzaine de ce dernier mois. A partir de cette époque, le brouillard devient très fréquent, ceci jusqu'à la fin janvier. Le soleil est rare. Novembre et décembre sont certainement les plus mauvaises périodes pour se rendre en Biélorussie.

En 1240, les khans tatars avaient soumis toutes les terres russes à l'exception de la Biélorussie.

Il lui est en resté son appellation de Russie blanche au sens de libre.

Le nombre de Biélorusses, à 68% urbains, est légèrement supérieur à 10 millions. Minsk, située sur la Svislotch, un affluent de la Bérézina, compte 1'7 millions d'habitants. Gomel est la deuxième ville de la Biélorussie avec moins d'un demi million d'habitants. Vitebsk, Grodna et Brest comptent entre 300'000 et 400'000 habitants. La densité de population moyenne est de 50 habitants au Km².

La Biélorussie fut décimée au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est que dans les années septante qu'elle a retrouvé un niveau de population équivalent à celui de 1940. Les Biélorusses, peuple slave, constituent le 81,2% de la population totale. Les Russes sont la minorité la plus importante du pays avec 11,4%. On trouve encore 3,9% de Polonais, 2,4% d'Ukrainiens et d'1,1% d'habitants d'origines diverses. On compte des minorités biélorusses dans plusieurs pays : en Russie, 1,2 million, en Ukraine, 440'000, en Pologne, 200'000, au Kazakhstan, 180'000, en Lettonie, 105'000, en Lituanie, 63'000, en Ouzbékistan, 30'000, en Moldavie, 20'000, au Kirghizistan, 7'600, au Turkménistan, 5'200, ou en Azerbaïdjan, 4'700, par exemple.

Le Biélorusse est langue officielle selon la constitution. Le russe est devenu langue co-officielle suite au référendum de 1995. Les langues, slaves, russe, biélorusse et ukrainienne ont jadis constituées une seule et même langue. Dès le XIIe siècle, elles se sont fragmentées jusqu'à devenir des idiomes distincts. Le biélorusse a subi les influences du polonais, du russe et des langues baltes. Le russe a été davantage influencé par les langues ouraliennes, surtout le finnois. L'ukrainien a évolué sous influence des langues turques. Les trois langues ont, aujourd'hui, d'importantes différences phonétiques, grammaticales et syntaxiques. Un unilingue russophone éprouvera beaucoup de difficultés à comprendre le biélorusse dans les communications informelles et la littérature. Si le texte est relativement technique ces difficultés s'estompent. Le biélorusse s'écrit généralement en cyrillique, des raisons historiques font pourtant en sorte qu'il est possible de l'écrire avec un alphabet latin, légèrement modifié, ou, beaucoup plus rare, l'alphabet arabe utilisé par la confidentielle communauté tatare du XIIIème siècle. La langue russe a conservé au Belarus un rôle de langue interethnique. C'est une langue dont le prestige dépasse celui du biélorusse. Une langue hybride appelée le trasyanka, assez fluctuant selon les régions, a tendance à se développer. Le trasyanka est principalement un mélange de biélorusse et de russe mâtiné de polonais, d'ukrainien et de lituanien. Le pays compte quelques langues minoritaires comme le polonais, l'ukrainien, le lituanien, le lettons, le yiddish. L'estimation de l'importance des langues au Belarus est très délicate. En 1994, une enquête officielle affirme que 12% de la population, seulement, maîtrise parfaitement le biélorusse. 38% des citoyens biélorusses emploieraient quotidiennement le biélorusse. La même année une étude déclare que 60,5% des citoyens se déclarent de langue maternelle biélorusse et 36,4%, russe. En 1998, une enquête révèle qu'à Minsk 1 % des familles seulement utilisent le biélorusse comme langue de communication intrafamiliale. 29 % déclarent recourir à un mélange de biélorusse et de russe. Pourtant, cette année là, 81,2 % des Biélorusses considèrent le biélorusse leur langue maternelle, Savoir précisément la proportion des locuteurs du biélorusse tient du défis.

80% des habitants sont orthodoxes orientaux. Le 20% de la population restante se divise entre Catholiques romains, Protestants, pentecôtistes et baptistes, Juifs et Musulmans. Les Biélorusses ont toujours été tolérant aux autres religions. Les relations interethniques religieuses ont rarement été autres que paisible. La Biélorussie fut sur la frontière du paganisme et de la chrétienté avant d'être sur celle du catholicisme et de l'orthodoxie. Son église orthodoxe reconnaissait le Pape et les dogmes catholiques, avant l'annexion russe de la fin du XIIXème siècle.

L'espérance de vie est de près de 75 ans pour les femmes et d'un peu plus de 63 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 1,337%. Une femme donne naissance, en moyenne, à 1,39 bébés. La politique de traitement des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, un quart du territoire national contaminé, mobilisait 23% des ressources budgétaires nationales au début des années 1990 pour 6 % aujourd’hui. La situation reste pourtant très grave et on peut évoquer une catastrophe nationale. L’alliance des radionucléides et du plomb, utilisé pour éteindre l’incendie, a provoqué des retards mentaux et des maladies gastro-intestinales. Le césium 137 s’accumule dans les tissus musculaires. 70% des 2000 enfants contrôlés récemment dans la zone très contaminée de Gomel souffrent de pathologies cardiaques. La concentration de césium dans les reins provoque des dysfonctionnements graves dès le bas âge. Il s'accumulé dans les muscles de l’oeil et déclenche des cataractes. En 1997, à Svetlovici près de Gomel, 25% des 13-15 ans étaient touchés. Pendant la grossesse, le placenta des futures mères stocke le césium qui irradie le foetus à la naissance. Le bébé est nourri au lait maternel contaminé. Une des pathologies variées qui en découle est le sida de Tchernobyl, une déficience immunitaire.

La Biélorussie a beaucoup souffert de la Seconde Guerre mondiale. Son infrastructure industrielle a été reconstruite au sein de l'Union soviétique dont elle était devenue une des républiques les plus riches. La part du secteur privé dans la richesse nationale, en régression, n’est que de 15 %, contre 55 % en Ukraine et 70 % en Russie. Les entreprises reçoivent leurs directives de l'administration présidentielle. L'économie du Belarus a connu une croissance de 6,1% et 6,4% en 2003 et 2004. L'inflation élevée, les déficits commerciaux persistants, plus de 2 milliards $, et la dégradation de ses relations avec son partenaire commercial et principal fournisseur d'énergie, la Russie, sont tant de handicaps. La Biélorussie reste encore très en marge des marchés occidentaux. Depuis 1995, le président dirige le pays vers le socialisme de marché. Le gouvernement multiplie les contrôles administratifs, réimpose les prix et les taux de change. Les droits d'ingérence de l'état dans la gestion des entreprises privées ont beaucoup augmenté. Les entreprises sont à la merci des gouvernements centraux et locaux qui, par exemple, changent arbitrairement des règlements, imposent de nombreuses et rigoureuses inspections, appliquent de nouveaux règlements rétroactivement. Les arrestations d'hommes d'affaires et de propriétaires d'usine sont monnaie courante.

Les richesses naturelles sont constituées de : forêts, dépôts de tourbe, petites quantités de pétrole et de gaz naturel, granit, pierre à chaux dolomitique, marne, craie, sable, gravier, argile.

L'agriculture contribue au 11% du PIB, avec 14% de la main d'oeuvre, principalement par la production de céréales, pommes de terre, légumes, betteraves à sucre, lin, boeuf, lait, porc, volaille. La Biélorussie est aussi un exportateur de champignons et de baies des bois. 290 types d'herbes médicinales sont présente dans le pays et commencent à être mises en valeur et exportées. Suite à l'accident ukrainien de 1986 on ne peut qu'espérer que les contrôles des pays importateurs soient sérieux. La Biélorussie a préservé une des principales forêts d'Europe, une vraie fortune, appelée le vert en or. Une grande partie du Belarus est un des poumons de l'Europe. La mise en place d'une exploitation raisonnée de ses ressources est en cours du côté industrielle et touristique.

La part de l'industrie est de 36.4% du PIB, en fournissant 34.7% des emplois. Elle s'articule principalement autour des machines outils, tracteurs, camions, engins de terrassement, motos, télévisions, fibres chimiques, engrais, textiles, radios, réfrigérateurs. Le bâtiment et le secteur agro-industriel devraient être privatisées. La participation étrangère à la privatisation est encouragée dans le cadre des sociétés mixtes. En 1997, le constructeur allemand MAN a créé un joint-venture qui doit produire 3'000 camions par an avec le fabricant de camions biélorusse MAZ. Les tracteurs Bieloruss sont très répandus en Europe de l'Est. Sa production d'engrais potassés, la pétrochimie, les textiles, tissus de lin en particulier, jouissent aussi d'une bonne réputation. L'exportation de calculateurs, motos et articles d'horlogerie est importante. 80 pays importent la production de 300 entreprises industrielles biélorusses. Il y a plus de 4'000 gisements de 30 types de minerais dans la République du Belarus. Les réserves de ces différents gisements sont estimées entre 20 et 115 ans d'exploitation selon les cas. Le pays est particulièrement riche en matériaux : granits, pierre à chaux, marne, argile, terre grasse, composés de sable gravier. Les dépôts de tourbe du Belarus s'élèvent à 4,4 milliards de tonnes, 320 millions de tonnes sont extraites annuellement. Ces minerais et matières premières satisfont la demande interne et nourrissent des espoirs d'exportation.

En dépit de l’évolution du taux de change favorable aux exportations, Le déficit commercial élevé est le reflet du manque de compétitivité des entreprises et de l’augmentation du prix des matières premières. D’une manière générale, les réformes structurelles restent bloquées.

D’une manière générale, l'évolution économique de la Biélorussie reste étroitement dépendante de celle de la Russie, principal partenaire commercial, investisseur et fournisseur énergétique du pays.

BIELORUSSIE

La srub, isba en bois au toit triangulaire couvert de chaume, est la maison traditionnelle biélorusse. La cuisinière centrale fait aussi office de chauffage. Les églises villageoises sont aussi en bois.

Le costume traditionnel des femmes est constitué d'une large jupe sans fermeture, une longue chemise blanche copieusement brodée et un gilet noir. Un long tablier décoré personnalise le costume. Une couronne de fleurs coiffe les nattes. Les hommes portent une longe et large chemise, brodée au col et aux poignets, fermée par des lacets rouges. Le large pantalon est enfilé dans les bottes. Un court gilet est porté à l'occasion des fêtes. La danse, imprégnée de ses racines baltes, polonaises et russes, a une grande importance dans les festivités. Les quadrilles et mazurkas sont de traditions polonaises, la danse en rond, chorovod, est typiquement slave. L'un des groupes musicaux les plus connus de la CEI a fait son apparition dans les années 70. Pesniari chante en biélorusse et a révolutionné le rock, à l'Est, par un style unique basé sur le folklore biélorusse.

La Biélorussie est le pays du bois, il est présent partout. L'artisanat du bois est très répandu. Des figurines en bois finement sculptées représentent personnages, animaux sauvages, héros ou personnages des contes populaires et des fables. La matriochka biélorusse est une poupée russe. La matriochka biélorusse est plus jeune, fine et longiligne que sa grande soeur russe. Des sculptures en bois sont installées dans les jardins publics, carrefours et espaces de jeux pour les enfants. Ces compositions gigantesques reproduisent travail des bûcherons, fêtes populaires ou sujets familiaux.

L'artisanat de la céramique est aussi présent que varié. Vaisselle ou jouets, pièces uniques réalisées à la main, en terre cuite sont peints ou crus, vernis ou pas. Ils représentent des sujets religieux, historiques, littéraires ou folkloriques.

Les tapis biélorusses n'ont pas la finesse des turkmènes et sont moins prisés. Tissés à la main, ils sont généralement en laine. Leur aspect folklorique et coloré mérite dégage une chaleur certaine.

La Biélorussie est un pays agricole. Les traditions paysannes jouent un rôle important dans l'artisanat moderne. De nombreux métiers se perpétuent à partir de matières céréalières. On dit que les biélorusses ont les yeux bleus grâce au lin et les cheveux blonds à cause de la paille. C'est vrai pour les cheveux et les yeux, c'est vrai aussi que la paille et le lin sont omniprésents, Les figurines en paille représentent des paysans, habillés en costumes folkloriques de lin, ou des animaux. Les figurines et les poupées en lin, un artisanat unique, sont la fierté des Biélorusses. L'artisanat de l'osier est aussi connu en Biélorussie, depuis des siècles, qui excelle dans le travail du rotin.

Si il fallait citer un artiste biélorusse connu de la planète entière ce serait, sans l'ombre d'une hésitation, Moyshe Segal. Marc Chagall, est né le 7 juillet 1887 à Vitebsk. Il ne reste pas grand chose de la ville triste et joyeuse décrite par le peintre dans son autobiographie romancée. A la destruction, par les nazis, des quartiers juifs a succédé l’urbanisme dévastateur des années staliniennes. Invité en URSS en 1973, Chagall refusera de retourner sur les lieux de son enfance.

On mange, et boit, très bien en Biélorussie. La cuisine est copieuse, simple et saine. Elle prend du temps, ressemble à la cuisine de nos grands-mères. Beaucoup de plats à base de pâte, de viandes, lard et saucissons. Les légumes sont marinés et mijotés, le pain est noir, dense mais moelleux. La reine de la cuisine biélorusse est la boulba, la pomme de terre juste devant les champignons. Vodka ou bière locale accompagnent les repas. La vodka biélorusse est moins forte que certaines de ses voisines mais souvent plus parfumée, particulièrement par des herbes. Les Belorus, Nastoika, President et autres Zubrovka méritent un détour.

On compte environ 900 publications en Biélorussie. Les journaux locaux sont majoritairement rédigés en biélorusse, mais on trouve des journaux ou magazines en russe à travers tout le pays. Depuis 1995, on assiste à une baisse importante de l'utilisation du biélorusse dans les journaux, la radio et la télévision. Les médias électroniques sont diffusés en biélorusse et en russe, ainsi qu'en anglais et en d'autres langues. Quelques stations de radio diffusent à la fois en biélorusse et en russe comme Radio Dva-AM, Radio 103.7-FM et Radio Minsk. Radio B/A-FM et Radio FM 101,2 sont en russe, Radio Racyja en biélorusse. Radio Poland-5 diffuse en biélorusse et en plusieurs autres langues : anglais, espéranto, tchèque, slovaque, allemand, russe, ukrainien et lituanien. En ce qui a trait à la télévision, Le Canal de la télévision biélorusse, Belarusian Television Channel, diffuse généralement en biélorusse. Quelques plages horaires sont réservées à des émissions en russe, polonais, ukrainien, tatar, etc. La plupart des Biélorusses préfèrent les émissions en provenance de la Russie. Dans la partie occidentale de la Biélorussie, les téléspectateurs reçoivent des émissions de la Lituanie et de la Pologne. Les médias audiovisuels sont tous inféodés au pouvoir politique et tous les moyens dont disposent les autorités sont mis en oeuvre pour étouffer la presse indépendante. Saisies de tirages, fermetures d'imprimeries, confiscation de matériel, menaces de fermeture de médias, agressions et intimidations de journalistes, font partie du décor. Selon Reporters sans Frontières, le président Alexandre Loukachenko ferait partie des prédateurs de la liberté de la presse. En 1996, le président a signé un décret ordonnant que tous les rédacteurs en chef des journaux soutenus par l'Etat soient dorénavant des fonctionnaires officiels et deviennent, au plan local, des membres du conseil du gouvernement. En fait, les émissions de télévision provenant des stations russes représentent la seule source d'information indépendante dans les médias et constituent une source fréquente d'irritation pour le gouvernement de Lukachenko. Reporters sans Frontières classait là Biélorussie 124ème en 2002 et 144ème, entre le Bahreïn et Djibouti, en 2005.

De façon générale, le russe prévaut dans les pratiques scolaires. Le russe est la langue d'instruction pour quelque 69% d'étudiants, à Minsk, ce pourcentage atteint les 89%. L'enseignement primaire est dispensé en russe dans 50% des établissements, en biélorusse dans plus de 40% et bilingue dans près de 9% des établissements. Dans les établissements d'enseignement supérieur, 65% des étudiants étudient en russe, près de 8% en biélorusse et 27% dans les deux langues. On compte 33 établissements post-secondaires en Biélorussie, dont l’Université de Biélorussie, l’Université du district d’Homel, l’Université du district de Hrodna, l’Académie biélorusse d’agriculture et l’Académie biélorusse des sciences. Le bilinguisme biélorusse russe est surtout généralisé pour les établissements qui forment des professeurs de lycées généraux. En fait, l'éducation supérieure en Biélorussie est devenu multilingue après l'introduction de la langue biélorusse pendant le régime soviétique. La langue d'enseignement dans les universités a tendance à être principalement le russe peut-être du fait que l'enseignement supérieur s'est développé sur le modèle russe. La langue russe jouit aussi d'un prestige plus grand et les plus grandes universités du pays enseignent en russe. Le taux d'alphabétisation de la population de plus de 15 ans serait de 99,6%.

Quelques 2'000 Km séparent l'Europe francophone de la Biélorussie. La durée du vol, très rarement sans escale(s), est de 03:30. Quatre compagnies assurent des vols réguliers sur la Biélorussie, Lufthansa, Austrian airline, Lot, polonaise, et Air Lithuanie par Vilnius. Par la route, comptez 2 jours.

Un visa, y compris pour un transit, est obligatoire. Les vérifications de police et de douane sont particulièrement longues et tatillonnes au passage de la frontière entre la Pologne, la Lituanie et la Biélorussie. Les peines appliquées aux infractions, ou considérées comme telle par un fonctionnaire local, à la législation douanière en matière de transit et d'importation de marchandises est assez particulière. La douane, après une requête au tribunal d'instance, peut procéder à la vente des marchandises saisies, dans un magasin spécialisé, sans attendre une décision sur un éventuel recours aux instances supérieures. Les denrées périssables sont, elles, immédiatement mises en vente.

Évitez le Sud-est Belarus, proche de la centrale ukrainienne de Tchernobyl, gravement touché par la catastrophe de 1986. Il faut absolument s'abstenir de consommer baies et champignons de ces régions. Dans les villes, il est recommandé d'éviter de sortir seul, la nuit tombée, en dehors du centre. Évitez de vous comportez trop ostensiblement en visiteur.

Il est indispensable de contracter une assurance de rapatriement. Les infrastructures sanitaires sont insuffisantes, vétustes et manquent cruellement de moyens. Il est vivement recommandé de ne pas consommer l'eau du robinet très fortement polluée.

La signalisation routière est souvent sommaire, mais l'approvisionnement en carburants est satisfaisant. La circulation de nuit, même sur les grands axes routiers, peut être déconseillée. Il est fréquent que le chauffeur biélorusse consomme plus que son véhicule, une grande vigilance est nécessaire sur tout le réseau routier. Si vous vous rendez en Biélorussie avec votre propre véhicule il est obligatoire de souscrire une assurance auprès de Belingostrakh, à la frontière. Le réseau ferroviaire est vétuste.

Minsk, centre industriel et culturel, abrite l’Académie des sciences de la Biélorussie, l’Université nationale fondée en 1921, un conservatoire national de musique, des compagnies d’opéra et de ballet, ainsi que plusieurs théâtres et musées. La ville conserve les ruines d’une forteresse, une cathédrale catholique datant de 1615, des églises orthodoxes et une tour de 1750 qui ont échappé à la destruction de 1941. Gomel, port sur la Soj, abrite l’université d’Etat de Gomel. Elle fut successivement intégrée à la Russie kiévienne, la Lituanie, la Pologne avant d’être annexée par la Russie en 1772. Elle est très proche de Tchernobyl, malheureusement. Vitebsk, ville portuaire et carrefour ferroviaire, fondée au XIe siècle est avant tout la ville d'origine de Marc Chagall. Grodna, fondée au Xe siècle, sur le Niémen est situé près de la frontière polonaise. Parmi les bâtiments historiques que compte la ville le palais, fin XVIe siècle, du roi de Pologne Stephen Bathory est fort bien conservé. Brest, sud-ouest de la Biélorussie, est à la fois carrefour ferroviaire, centre de commerce et ville industrielle. Le traité de Brest-Litovsk y fut signé le 3 mars 1918.

Avant tout la Biélorussie est une destination privilégiée pour les chasses aux gibiers comme le bison, le sanglier, le cerf, l’élan ainsi que le grand tétras ou tétras lyre, etc. En avril, la chasse aux tétras est ouverte. D'août à décembre, chasse au grand gibier : cerf, biche, élan, chevreuil, bison, sanglier, loup, renard. La bécasse, bécassine, gelinotte et oie se chasse en septembre et octobre.

Biélorussie
On trouvera des images de Bielorussie chez :
http://pagesperso-orange.fr/bielorussie.balades/