Carnet de voyage...
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Ce matin, je prends le café à ...
En
janvier 1990, Slimane m’avait réservé une chambre à l’hôtel de l’aéroport. Un
généralissime 5 étoiles disposant d'un salon, d’un club de sport avec un sauna,
d’un jacuzzi, d’un gymnase. Plus surprenant, à 500m de la piste d'atterrissage,
il y avait un golf sableux de 18 trous avec un club de style anglais, un
restaurant et un bar, une salle de billard, un gymnase, un sauna, un hammam, un
jacuzzi et des salles de conférence. On jacasse beaucoup dans les eaux
bullantes.
Je
prenais alors le lendemain matin un premier petit déjeuner international
émirien. Ces gens-là sont facilement passés de l’âge du chameau à celui des
Mercedes blindées par Duchâtelet, de la tente bédouine pour d'orgueilleux
gratte-ciel. Il y eut ensuite plusieurs
aventures café ou thé. Normal, le café vient d’à côté et le thé est
religieusement servi.
Comme
le luxe n’est pas garantie de liberté et sécurité, on me rappela gentiment que
même si les femmes ne sont pas astreintes au port du voile, il leur est
recommandé d’adopter des tenues vestimentaires conformes aux usages locaux,
notamment les adolescentes. Sur les plages publiques, il est formellement
déconseillé aux femmes de se mettre en bikini. Sur l’ensemble des plages, le
nudisme et le topless sont strictement prohibés.
Il convient également de ne pas photographier des personnes sans leur
consentement, et tout particulièrement des femmes. Même des vues d’ensemble
prises dans des lieux publics (extérieur, centres commerciaux ...) peuvent
donner lieu à des réactions très vives de la part des personnes figurant - ou
croyant figurer - sur la photo. Il convient donc de faire preuve de vigilance
et de discernement en ce domaine. J’ai donc décider de m’intéresser à autre
chose qu’aux bédouines ou au kalachnikov, c’est ainsi que dans la matinée, je
rencontrai « Abu Leila »… le faucon pèlerin, le plus rapide des oiseaux
utilisés pour la chasse.
Je
savais depuis que j’avais bien observé les films américains racontant les
croisades que cet oiseau était domestiqué, dressé à la chasse par d’habiles
fauconniers.
Sa
vitesse peut atteindre 180 km/heure lorsqu’il déboule sur sa proie qu’il
capture en l’air après une poursuite horizontale ou en exécutant des piqués de
centaines de mètres.
Au
temps où les gazelles peuplaient encore le désert d’Arabie, ces dernières
étaient les proies favorites de ces redoutables chasseurs venus du ciel. La
outarde, actuellement mis en élevage aux Emirats pour répondre à la demande des
chasseurs, et le lièvre forment l’essentiel du gibier actuel et aujourd’hui ce
« sport » très coûteux est pratiqué par les plus fortunés. Autrefois, les
bédouins chassaient la journée et se retrouvaient le soir autour du feu, buvant
le café cuit sur des pierres chauffées, déclamant des poésies et évoquant leurs
exploits respectifs.
Unique
en son genre, il existe à Abou Dhabi l’hôpital des Faucons.
Étonnant,
n’est-il pas ?

Abu dhabi, image
vélocipédiste 1
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