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«Venise ! Est-il un nom dans les langues humaines qui ait fait rêver plus que celui-là ? Il est joli, d'ailleurs, sonore et doux: il évoque d'un coup dans l'esprit un éclatant défilé de souvenirs magnifiques et tout un horizon de songes enchanteurs.» Guy de Maupassant |
Ainsi donc, vous voilà, ...
Quelques mots de Boris ne pouvaient suffire ...
Venise vit le jour au Ve siècle de notre ère et fut, autrefois, l‘un des principaux ports d’Europe. Les premiers habitants arrivés sur ces îles fuyaient le tristement célèbre Attila et ses hordes de Huns. L’ambition venant en grandissant, les Vénitiens mirent tout en œuvre pour que leur ville attire de nombreux visiteurs et développe ainsi ses rentrées financières.
En 823, Les Vénitiens transférèrent la dépouille de l‘évangéliste Marc d’Alexandrie à Venise. Il. devint le saint patron de la ville et figure ainsi sur le blason de Venise.
Venise ne dut pas sa bonne fortune au seul saint Marc. Les Doges jouèrent un rôle crucial dans le développement de ce mini-état. Ils étaient, en effet, à la tête d’un groupe de citoyens commerçants dynamiques et dignitaires de l’église catholique. Ils participèrent aux croisades, envoyèrent leur armée aux quatre vents et annexèrent quantités de régions le long de l’Adriatique et en Méditerranée. Un intense trafic commercial se développa vers l’Orient et l’Afrique. Cette période d’opulence vit la construction du palais des Doges et de la basilique.
Au cours du XVIIIe siècle, le commerce se déplaça vers l’océan Atlantique, vers Londres, Anvers et Amsterdam. Venise subit le choc de plein fouet et devint pratiquement une ville morte. Napoléon s’en empara sans même devoir livrer bataille, les 120 derniers doges lui remirent les clés de la ville sans rechigner. L’unification de l’Italie offrit une seconde jeunesse à Venise. La ville redevint un centre portuaire influent, bien que les activités se soient déplacées sur le continent, du côté de Mestre et Maghera. Ce changement permit à l’île du Lido de devenir une station balnéaire courue.
Venise, l'enchantement intemporel ...
Des ruelles charmantes, des palais parfois défraîchis mais tellement majestueux, des canaux aux ponts élégants .... et des surprises à chaque virage !
A Venise, il y a toujours une fête, une noce, un évènement, un carnaval, une exposition, une cérémonie religieuse, une procession ... Venise fête Venise en permanence.
Dans ces pages vagabondes, au fil de l'eau qui ne dort pas vraiment, des fantômes sur la lagune, du hasard de lectures, contes, musiques et jeux, je n'ai pas tenté d'esquiver les clichés multiples, oui les Italiens sont bien spaghetti comme les Suisses Rolex et les Danois harengs, qu'importe ici, le cliché, Venise c'est le fantasme vivant, c'est l'imaginaire réel, point n'est besoin d'être touriste, voyageur, ethnologue.
Aller place San Marco
C'est le coeur de Venise, avec la basilique, le palais des doges, la piazzetta, la bibliothèque, le musée Correr ... vers la place
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Boris à Venise
Simple promenade
Il doit y avoir des milliers de livres, des milliers de "sites", des millions d'images de Venise, alors que montrer, qu'aller voir ?
Tout, rien, qu'importe, se promener, simplement ...
A chaque coin de rue, l'étonnement, une foule permanente, des couleurs, parfois même des Italiens ...
On peut arriver à Venise par le pont de la liberté, en voiture, l'enchantement commence dès la Piazzale Roma.
On peut y venir par la gare de Santa Lucia où l'Orient Express débarquaient nobles, bourgeois, politiciens et autres invités célèbres. Le piéton empruntera un vaporetto ou un canot taxi, ou passera le pont des Scalzi ( voire le nouveau, tout neuf en 2009, pont du Calatrava, à l'architecture très controversée ).
On descend aussi de l'avion à "Marco Polo" d'où le canot taxi, l'autobus ou le vaporetto amènent vers la ville flottant sur la lagune.
C'est peu romatique mais pas trop cher et tellement "ambiance", les petits bateaux d'Alilaguna vous déposent à Murano, à Cannaregio, à deux pas du ghetto, au Castello du côté nord de l'Arsenal, au Lido, aux abords de la place Saint Marc, à l'arrière de l'académie ou encore sur Giudecca, "near the Hilton".
Bien entendu, ceci est tout sauf un guide ...
« D’ailleurs comment guiderais-je qui que ce soit en ce labyrinthe enchanté où je me suis perdu avec délice et d’où je n’ai jamais pu ressortir! »
Henri de Régnier, L’Altana ou La Vie Vénitienne.
Plus rarement, mais pourquoi pas, on peut arriver à Venise qui est un port de mer, par ferryboat ou bateau de croisière.
De l'un de ces points, pedibus cum jambis ... ici, tout est différent de n'importe où ...
L'autre Venise ?











