Parcours pour se faire une idée, impression d'intérieur ...

En ce temps-là, Paul me demanda ...

Dis donc, comment cela se fait-il que tu ne fasses pas de politique ?...

Et puis le temps a passé

Un matin de la fin d’automne 1997, à Vilvorde, au nord de Bruxelles le personnel d’une usine de fabrication d’automobiles entre en ébullition : il paraît que l’on va réellement fermer l’usine.

Flash back : En février 1997, le groupe industriel français Renault annonce la fermeture de Renault Vilvoorde pour rationaliser sa production en Europe. Stupéfaction et colère en Belgique, car la réputation technique de l'usine était excellente et la décision « européenne » prise paraît injuste. Danielle Kaisergruber est nommée experte à la demande du conseil d'administration de Renault pour étudier les solutions alternatives à la fermeture de Vilvoorde proposées par le comité de groupe européen, fondées sur la réduction du temps de travail sur l'ensemble des sites. La dissolution de l'Assemblée nationale en France ayant conduit à une alternance politique imprévue, on pouvait s'attendre à une pression politique sur la direction du groupe ; mais les Belges, très pragmatiques et très méfiants à l'égard des histoires françaises, ont préféré poursuivre la négociation du plan social. On sait ce qu’il en est advenu, plus tard, le brûlant Jan Bucquoy avec sa caméra intrépide et Nathalie Sarthiaux se lanceront à la poursuite de Louis Schweitzer, président directeur général de l'usine. Des travailleurs affrontent la gendarmerie et d’autres ouvriers s'organisent grévistes et se fatiguent en d'interminables réunions syndicales.

Une soirée comme une autre, comment, pourquoi, je ne sais pas, je prends le combiné du téléphone et j’appelle Roland Duchâtelet en réunion à Vilvoorde où il vient d’établir le secrétariat d’un parti politique qu’il vient de fonder. J’en serai le membre numéro 100.

Mon aventure politique commence.

Je vais rencontrer d’abord des gens étonnants qui me surprendront le plus souvent par leur honnête naïveté. Ils ne semblent avoir aucune notion de ce qu’est le monde politique, de ce qu’il fait, de ce à quoi il sert, de ce qu’il pourrait faire.

La Belgique est divisée en de multiples compartiments minuscules tendant chacun à vouloir se grossir à l’instar de la grenouille bien connue.

Pour me différencier, je me contenterai donc de m’intéresser très particulièrement à mon petit coin de terres agricoles : que puis-je apporter à ceux qui y vivent pour qu’ils y vivent mieux ? quels sont les souhaits de ces gens-là ... et déjà commence le grand cirque, on ne peut s’intéresser à son petit monde qu’en fréquentant les « provinciaux », les « capiteux » et le « staff »...

La démocratie en politique intérieure belge, région wallonne, province, arrondissement, commune ... ouf on y est, enfin, je crois. Je vais donc demander à un quidam de poser la première pierre d’une section locale communale tandis que je rencontrerai en banlieue rouge ardente les têtes provinciales pensantes, avant de me transporter au centre du monde, banlieue de la capitale de l’Europe, Vilvoorde, le secrétariat tenu – très bien, par un couple très sympathique.

C’est en les regardant que je me suis dit qu’il était étrange que nous soyons citoyens d’un même pays, un « land » où on ne vous demande jamais ce que vous pensez, vraiment, de ceci ou de cela, on ne vous consulte jamais, (le référendum populaire est interdit par la Constitution), on vous impose des ballots de lois et décrets nationaux et régionaux, sans compter les ukases communaux,  qu'on essaie de vous faire prendre pour l'émanation de votre volonté de membre du peuple souverain.

Tout est étrange voire étranger lorsque l’on pense les mots politique, économie, société, plus rien ne correspond aux idées que vous vous étiez faites à leur propos en les vivant de l’intérieur, préoccupé par vous-même, pris dans le cercle habituel de vos activités et de vos réflexions.

Par exemple, cette affaire de Renault Vilvoorde et d’autres, ces sommes d’argent et ces gens qui se battent pour pouvoir travailler – non, plus pour vouloir gagner de l’argent que pour le plaisir d’aller faire un travail ou avoir une cocupation.

L’argent, me suis-je dit, il faudra que j’y pense autrement et cela tombe bien, celui qui se pose comme le penseur du parti Vivant est un homme de gains et de profit. Roland Duchâtelet.

L’appât de l’argent est tellement présent dans toutes les couches sociales et dans le monde entier qu’il semble impossible d’empêcher la spéculation. Pourtant l’argent engagé dans les spéculations le dévalue quotidiennement un peu plus, son volume continuant à croître largement au-delà de ce qui est nécessaire à la vie humaine ordinaire : la production des biens et les échanges de marchandises. L’utilisation de l’argent à des activités sans contrepartie en consommation ou en utilisation, n’a aucune valeur réelle.

L’excès d’argent pourrait être retiré de la circulation sans compromettre aucune acti­vité économique. Les Belges s’en souviennent lorsqu’ils furent confronté à l’action politique GUTT réalisée lors du retour de Londres du gouvernement en exil (1945).

(Récit à suivre)

Vivant Questionnaire.
revenu de base.
Politique belge et internationale.

VIVANT DANS LE PAYSAGE POLITIQUE ACTUEL

Vivant n'est pas simplement un parti politique, c'est un mouvement de société. Mais il lui semble cependant indispensable de participer aux élections pour attirer l attention sur ses conceptions. Vivant se présente donc comme un nouveau mouvement qui revendique la liberté de pensée, indépendamment de tout courant politique. Selon Vivant, la "démocratie  représentative", dans laquelle des représentants sont choisis, à intervalles réguliers, pour siéger dans un parlement ou un conseil communal, ne répond  pas suffisamment aux aspirations démocratiques de notre époque. Le système purement représentatif correspondait à l'idéal démocratique d'il y a 200 ans. Autrefois, la plupart des citoyens s'identifiaient à une seule famille politique. Aujourd'hui, la plupart des personnes qui s'intéressent à la politique ont des conceptions divergentes qui ne sont pas reprises en bloc par un parti déterminé. Aux élections, elles n'arrivent pas toujours à exprimer leurs opinions par un vote unique.

Vivant préconise donc l'introduction de l initiative législative du citoyen et du référendum ayant force de loi. Cette forme de "démocratie directe" crée un forum d'idées politiques que l on retrouve à la base de toutes les innovations importantes. La démocratie directe est un instrument indépendant de tout parti ou programme de parti et doit être employée avec prudence et rigueur avec la collaboration efficiente des moyens de communication afin d informer le mieux possible des enjeux  et permettre aux citoyens de voter en connaissance de cause.

Vivant  constate  également qu'à notre époque, l'opposition traditionnelle entre la gauche et la droite n'est plus crédible. Le capitalisme et le communisme ont démontré leur impuissance dans des domaines primordiaux. Le capitalisme pur a connu sa « Bérézina » en 1929, avec le crash de Wall Street, et a chuté, faute d'arbitrage de l'Etat.

Le communisme, dont la déroute se situe en 1989 avec la chute du mur de Berlin, est mort étouffé à cause d une ingérence abusive de l'Etat. Une économie se basant sur le libre marché et la libre entreprise, chapeautée par l'Etat, comme nous l avons connu en Belgique après la Seconde Guerre Mondiale, est positive. Mais le problème actuel en Europe occidentale est triple:

-         l'Etat  accentue son intervention avec pour conséquence que, chaque année, environ la moitié du bien-être produit passe dans ses mains.

-         notre système s'est développé en une période de forte croissance industrielle grande consommatrice de mains-d’oeuvre et n'est plus adapté à la société de services actuelle qui demande de la mobilité, de la flexibilité et aussi du capital.

-        l’ économie entre dans une ère de globalisation et de mondialisation

Pour ces raisons, Vivant a développé un nouveau modèle socio-économique qui tient compte de ce passage d'une société industrielle à une société de services. Ce modèle nous permet de sortir du piège du chômage que nous connaissons actuellement et de conserver la sécurité sociale pour nos enfants.

Les idées majeures de Vivant sont l'introduction d'un revenu de base pour tous, la suppression de la majeure partie des impôts sur le travail et l'introduction d'un financement alternatif de la sécurité sociale par un impôt de consommation repensé (mais sans augmentation des prix à la consommation).

Et tout cela est réalisable d'un point de vue financier.

Entrée.
Accueil chimérique.
Vivant.
Richesse.
Travail.
Europe.
Eurafrique.
Divers.
Comics.
Beati pauperes spiritu.
Vivant a-t-il échoué ?
Si la speakerine de RTL a réussi, ce n’est pas le cas de Anke Vandermeersch, miss Belgique qui n’a fait que 11.000 voix.
Résultats globaux en % ( comparaison avec 1995)

VLD

15

13

CVP

14

16

PRL FDF

10

10

PS

9

12

ECOLO

9

4

SP

9

13

VL BLOK

9

7

AGALEV

7

4

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Tous mes amis ne sont pas acquis à la cause de Vivant ...
Wasseiges 2000 :