Sarkozy vu de l’extérieur, je veux dire hors de son concept publicitaire de Franciade ...
L’homme est dynamique voire rebondissant. Extraordinairement, il est le descendant « pure ligne » du Gaullisme se donnant pour apparente mission la gloire, la notoriété, accessoirement le « bien » de la France dans le monde.
Il semble avoir fait le choix politique mûrement réfléchi de défendre un concept
local totalement passéiste pour s’assurer un électorat interne et de proposer une
vision européenne « à la française » assez acceptable pour que l’Europe ne claque
pas la porte au nez de ce peuple turbulent et de son président star-
La montée en puissance de la révolution en mouvance permanente est un concept publicitaire et plus spécialement télévisuel mis en application avec succès par ce petit bonhomme qui cristallise contre ou pour lui des gens de tous bords. A l’évidence, Nicolas Sarkozy, vit depuis plusieurs années entouré d’une cour partisane qui tente de dresser entre la réalité « du terrain » et lui, une muraille de notions factices, virtuelles et orientées. Cet homme a un profil de bête politique, de premier ministre engagé mais probablement pas de Président de la république, lequel doit être dans un pays démocratique occidental un réel rassembleur, un berger, un guide.
Cela Sarkozy l’est assurément, mais uniquement pour ceux qui déjà au préalable sont convaincus des bienfaits que sa présence peut apporter.
Plus ou moins d’impôts, plus ou moins d’État ? Plus ou moins de déficit ? Voilà des questions qui confrontent Sarkozy à « l’intérieur » ... Vues de l’extérieur, elles ne comptent pas, elles sont incomprises, il n’y a qu’en France que l’on demande au Président de répondre à cela, ailleurs, c’est le parlement, le chef du gouvernement qui les prend en charge.
Le problème de Sarkozy est manifestement d’occuper un poste qui n’a pas d’équivalent
dans le monde occidental et de n’avoir pas la stature d’un dictateur, il n’est ni
fasciste ni xénophobe, tout au plus il conjugue le défaut des soixante-
L’homme est intelligent, intéressant et manie la communication tel un virtuose lorsqu’il s’agit de « paraître ». Il a le talent indubitable de comprendre les hommes et de s’entourer de ceux qu’il croit les plus utiles à son image.
Son défaut évident est précisément d’accorder tant d’importance à cette image. Il s’est élancé dans la construction d’une société de réussite individuelle qui n’est pas identique au libéralisme prôné par ailleurs alors que la France et l’Europe de gauche en sont encore à se bercer de l’illusion d’une société d’amour et de partage.
Sarko ? Un avocat d’affaires illusionniste, un directeur compétent de marketing public capable de défendre aujourd’hui un projet qu’il combattra demain, une personnalité toute de pièces montées qui peut se déglinguer si la machine s’enraye, mais des idées à revendre, du punch, du dynamisme, du sourire, du peps de l’entregent...un homme de droite qui manipule la gauche et séduisant, séducteur ...
Dangereux.
Mais peut-
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