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Cette Europe ... !

"Ma priorité sera la lutte contre le changement climatique", a déclaré Ségolène Royal. "Il va falloir faire des choix difficiles. Je suis prête à faire ces choix car je sais qu'ils sont indispensables."

Question : Est-ce elle que l’on verra rouler à vélo, ou le reste des Français ?

Quittons la Franciade unique pour nous plonger dans le reste du magma européen ... Savez-vous pourquoi les "zélus" s'asseyent sans complexes sur vos désirs, vos aspirations et vos volontés - qu'ils sont pourtant supposés défendre et représenter?

ImageParce que tout cela n'a rien de commun avec leur carrière.

Lorsque l’on vous anathèmise ou lorsqu’on vous oblige légalement et sous peine d’amende ! démocratique à aller voter, c'est sous prétexte de faire savoir ce que vous attendez d'eux à ceux que vous tentez d'élire. Mais aucun lien direct n'existe entre ceux pour qui vous votez (quelquefois ce sont même d’autres qui prennent leur place !) et vous : ils ont bien plus de comptes à rendre aux dirigeants de leur parti - qui leur donnent sans arrêt et impérativement consignes et mots d'ordre - qu'à vous, insignifiant électeur perdu parmi des millions d'autres lemmings. 

L’illusion « démocratique » consiste à oublier qu’il existe des conditions d’accès à l’opinion politique constituée et publiquement formulée : « doxazein, donner son avis », disait Platon, « c’est parler », donc élever au discours, tendre à rhétorique. Et nous savons tous que tous ne sont pas égaux devant la langue. La probabilité de répondre à une question d’opinion – surtout lorsqu’il s’agit d’un problème politique que le monde politique lui-même a défini comme tel – se différencie fort entre hommes et femmes, et tout autant en fonction de la race, de la culture profonde, familiale, locale, sociale etc ... Ainsi donc, derrière l’égalité formelle des citoyens se dissimule une inégalité réelle et permanente que l’on brouillarde derrière le slogan « Nous sommes tous égaux ». La probabilité d’avoir une opinion recèle en elle autant de différences que la probabilité de pouvoir l’imposer comme opinion active.

Ainsi sommes nous sans cesse leurrés. Le dernier bel exemple est l’arnaque de Lisbonne.

Tandis que pour de nombreux peuples, la question d’Europe ou non ne se pose pas, (on fait comme si tous voulaient une Europe qui en fait pas plus qu’en droit ou en désirs n’est définie) les parlements contre l’avis général de la population ont voté oui tandis que le 29 mai 2005, le peuple Français disait « non » au Traité constitutionnel européen. Prenant acte de ce résultat sans ambiguïté (55 % contre 45 %), la classe politique se remet autour de la table deux ans plus tard. Pour sortir la construction européenne de « l’impasse », un nouveau texte est adopté le 13 décembre 2007 à Lisbonne par les représentants des gouvernements des États membres de l’UE. Mais cette fois, plus question de convier les citoyens aux urnes. Le 4 février prochain, pour la France, d’autres jours pour les autres « nations », ce sont les députés et sénateurs, réunis en congrès à Versailles, qui sont invités à dire « oui » à ce nouveau traité, au nom du peuple Français. (Rires dans la salle écrivait Feydeau)

C’est un véritable déni de démocratie ! Parce que la question européenne, à travers les enjeux qu’elle pose et l’avenir qu'elle engage, est trop complexe et trop importante pour être réglée sans un véritable débat public, démocratique et populaire à la fois sur la forme mais surtout sur le fond.

En 2005, la majorité de la classe politique (et médiatique) française a pris parti pour le « oui » et a été désavouée par l’électorat. On peut comprendre qu’elle ne souhaite pas revivre la même scène. La seule leçon qu'elle a tirée de ce séisme politique est d'abandonner l’idée de « constitution. L’emballage, le paquet cadeau a été déchiré. Mais le contenu, le joujou entre les mains de la Commission européenne, reste identique. En fait, « rien ne change », selon Angela Merkel, la chancelière allemande.

Faut-il être anti-européen ? "Non, bien évidemment. Il ne s’agit pas d’être contre l’Europe, mais contre la façon dont elle s’est construite. Une question importante est : les 27 pays formant l’Union veulent-ils la même Europe ? La réponse est non ! La Grande Bretagne veut une zone de libre-échange ; les pays de l’Est sont favorables à court terme au libéralisme économique… La question fondamentale pour ceux qui veulent une intégration européenne est en fait : pour en faire quoi ? L’essentiel, c’est la paix, la réconciliation franco-allemande. Ce n’est pas l’intégration économique, commerciale et financière, mais la démocratie, le social, l’environnement. C’est là le débat qu’il faudrait avoir !

L’Europe ne doit en aucun cas devenir un super État. Avant de dire oui ou non, il faut réfléchir ensemble et se mettre d’accord sur les compétences que les différents échelons sont les plus à mêmes d’exercer : quelles prérogatives pour l’échelon communal, départemental, régional, national, européen ? Il faut définir le niveau légal et savoir si nous sommes prêt à accepter d’être RÉELLEMENT gouverné par des décrets plutôt danois, grecs, espagnols que par les lois que nous avons nous-mêmes établies des siècles durant. Devons nous être Européen avant d’être slave, balte, irlandais ?

Est-ce possible ?

Est-ce imaginable ?

Pourquoi faire ?

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La prochaine réunion préparatoire à l’organisation de l’Agora aura lieu le 26 mars prochain au Parlement européen.

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Sarkozy vu de l’extérieur, je veux dire hors de son concept publicitaire de Franciade.

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