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Comme on le sait assez les cétacés sont le genre d'humour qui ne fait rire que moi et l'on sait trop peu que je m'intéresse peu à la politique qui, elle, s'occupe franchement de moi, presque dans chacun des détails quotidiens qui rythment ma vie paisible de citoyen endormi.
Le téléphone sonne, va-t-elle me vendre un de ces sofas avec lesquels mon sommeil sera plus profond et qui par la même occasion me désignera comme l'heureux gagnant d'un percolateur dernier cri ou va-t-il me raconter que son père malade l'a abandonné, que les méchants policiers de Tchétchénie le poursuivent et que si je verse trois mille euros sur son compte, il pourra débloquer celui de son arrière grand'père qui fut plombier polonais en des temps plus heureux, dix millions d'euros d'économies et dix pour cent pour moi… Dring, dis donc, il insiste, elle presiste, ce n'était qu'un euro député de mes connaissances qui me demandais ce que je pensais de certaines de ses idées progressistes, moi qui n'avais que de courtes vues, me répète-t-il.
Tu deviens ringard, me murmure-t-il, intégriste caché, non ? Non ! Je ne pense pas, je suis assez contrarié par les mots d’aujourd’hui qui cachent les idées, les tronquent, les maquillent, non, je ne suis ni ringard ni intégriste, je n’aime pas le regroupement qui se fait entre état et religion. Je suis d’éducation chrétienne voire jésuite mais profondément attaché à la laïcité comme mode de vie sociale, la laïcité positive me fait vomir autant que la discrimination du même acabit, voilà des mots qui ne veulent rien dire, des pensées qui ne trouvent aucune justification pour s’exprimer correctement, Boileau d’en rire.
Ce qu’il voulait ? Me parler de laïcité. Me dire qu’il y avait deux sortes de laïcité. La sienne et la mienne. Que la mienne était fermée, intégriste. Que la sienne, enfin celle qu’on allait trouver dans le rapport, serait ouverte. Ce n’est pas du tout ce qu’il a dit bien sûr, mais c’est quand même ce qu’il voulait me dire.
Bien entendu, rien n’est simple, le petit Nicolas (celui de Sempé) l’a déclaré ouvertement il y a trente ou quarante ans. La laïcité est la séparation du politique et du religieux, séparation garantie par qui ? Par l’État, qui d’autre. Or voilà, les Zétats qui ouvrent portes et porte-monnaie aux curés, aux mollahs, aux rabbins, aux sikhs, entrez, entrez, qu’est-ce que je vous sers, il y a des chips dans le petit plateau…
Pourquoi diable les idées papistes ont-elles déteint sur nos dirigeants socialistes ou capitalistes, car enfin, les idées d’ouverture nous viennent de nos braves délégués auprès du Saint-Siège, ce sont eux qui ont parlé de s’ouvrir à tous, de se renouveler, de positiver, de créer des sociétés plurielles. Pourquoi diable en est-on arrivé à cette sorte d’unanimité bien-pensante, pensée unique et non discutable, une adoption totale d’une vision tronquée du monde par nos zélites et nos zélus, intellectuels de gauche et de droite (si si, il y en a), libéraux, bien-pensants… ils adorent tous dis-donc ! La pluralité multiculturelle est devenue l’avenir des sociétés vieillissantes, pourrissantes, engourdies.
Désormais, il n’est de bonne parole que la répétition de quelques pleurnicheries immamesques. Laissons les prêtres à leurs idoles et convenons de ne nous téléphoner que pour des sujets autrement intéressants : la coupe du monde ou la coupe de cheveu, la dernière coupe à boire, un doigt de Petrus, quelques gouttes de ciguë … ou alors, pensons plus simplement que c’est pas demain la veille qu’on découvrira des idées qui vont nous faire perdre pied, on en a vu d’autres !
Revenons-en au simple : liberté de culte et d’expression, laïcisme de tout pouvoir étatique, enseignement totalement libre. On n’y pense pas assez, à l’enseignement : l’école est l’institution structurante de la société. Le premier contact de l’enfant certes avec les bases du savoir mais plus encore avec la citoyenneté, la culture ambiante donc la société, le lieu de conjugaison non pas des différences, mais des forces humaines.
Derrière l’écran de soi-disant bonnes intentions, d’ouverture d’esprit, je ne vois hélas que trop de barbus, de voiles, de turbans, de kippas, cachés en mille associations qui me rappellent le cheval fameux que l’on fit semblant d’oublier un soir sur la plage de Troie.
Où ai-je lu que le leader le plus influent aujourd’hui dans le monde est le dalaï-lama ? N’est-ce pas un moine ? Son modèle de société, n’est ce pas une théocratie ?
Avant de raccrocher, avant de dire au revoir à mon député charmeur, je lui ai encore rappelé que la laïcité est la base d’une démocratie ordinaire, vitale, qu’elle n’a pas à être ouverte ou fermée, et l’espace public officiel n’a pas à être religieux ou ethnique. C’est un espace sans différence puisqu’il n’y vit que des citoyens égaux (on l’avait écrit autrefois dans les textes constitutionnels, il faudrait s’en souvenir)
(Xian - mai 2009)
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BHL |

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Ils ont tué Massoud, Daniel Pearl, ils ont tué Benazir
Bernard-Henri Lévy philosophe, directeur de la Règle du jeu.
QUOTIDIEN : vendredi 28 décembre 2007
C’est une femme, d’abord, qu’ils ont tuée.
Une femme belle.
Une femme visible, et même ostensiblement, spectaculairement visible. Une femme qui mettait son point d’honneur, non seulement à tenir meeting dans l’un des pays les plus dangereux du monde, mais à le faire à visage découvert, dévoilé - l’exact contraire de ces femmes honteuses, cachées, créatures de Satan et donc damnées, qui sont les seules femmes que tolèrent ces apôtres d’un monde sans femmes.
Ils ont tué un Juif avec Daniel Pearl.
Ils ont tué un musulman modéré, un lettré, un esprit libre, avec le commandant Massoud.
Ils ont tenté, avec Salman Rushdie, de tuer, pendant des années, un homme qui osait dire qu’être homme c’est aussi, parfois, choisir de choisir son destin.
Eh bien, avec BB, Benazir Bhutto, ils ont tué un peu tout cela ; mais ils ont aussi tué une femme, cette femme, ils ont éteint cette intolérable provocation qu’était l’éclat de ce visage montré, juste montré, exposé dans sa nudité sans défense et magnifiquement éloquente - ils ont tué celle qui, parce qu’elle était cette femme, parce qu’elle était ce visage de femme à la fois démuni et d’une force sans réplique, parce qu’elle vivait son destin de femme en refusant cette malédiction qui pèse, selon ces nouveaux fascistes que sont les jihadistes, sur le visage humain des femmes, ils ont tué, donc, celle qui était l’incarnation même de l’espoir, de l’esprit et de la volonté de démocratie, non seulement au Pakistan, mais en terre d’islam en général.
Pervez Musharraf était un faux adversaire d’Al-Qaeda. Il feignait de les combattre alors que, par son double jeu, ses alliances occultes, sa façon de tenir sous le coude son stock de terroristes et de les lâcher un à un, au compte-gouttes, selon les besoins de son alliance compliquée avec son grand ami américain, il faisait leur jeu en sous-main.
Benazir, si elle avait gagné, que dis-je ? si elle avait vécu, simplement vécu, n’aurait cessé de dire, par sa vie même, son être, sa présence, bref, son témoignage, qu’elle était leur adversaire résolue, absolue, irréductible : elle était, pour ces gens, une menace, mieux que politique, ontologique ; elle ne leur aurait pas fait de quartier, ils le savaient, ils l’ont tuée.
Je repense à elle, cet après-midi de décembre 2002, à Londres, à l’époque où j’enquêtais sur la mort de Daniel Pearl et, donc, sur cette poudrière, cette base arrière d’Al-Qaeda, parfois même cette base avancée qu’était déjà le Pakistan : belle, oui ; incroyablement courageuse dans sa volonté, coûte que coûte, de revenir dans ce pays qui lui avait déjà arraché, dans un parfum de tragédie shakespearienne, ses deux jeunes frères et son père.
Je revois son père, Zulfikar Ali Bhutto, il y a trente-cinq ans maintenant, juste avant la libération du Bangladesh et l’éclatement de ce Pakistan dont il était déjà le Premier ministre - je le revois tel qu’il était alors, ignorant du destin qui l’attendait, élégant, raffiné, pakistanais et anglophile, musulman et occidental, croisée vivante des deux cultures, enfant naturel et réussi de deux grands lignages culturels dont nul, en ce temps-là, n’imaginait que tant de forces allaient, si vite, tenter de les opposer.
Ils étaient, ces gens, le sel de la terre pakistanaise.
Ils étaient de ceux qui pouvaient empêcher, non seulement ce pays, mais cette région du monde de sombrer dans le chaos.
Benazir Bhutto est morte et, un peu comme le 9 septembre 2001 , jour de la mort de Massoud, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur le scénario macabre qu’ont, forcément, en tête ses assassins - je ne peux m’empêcher de me demander de quoi cet événement énorme, cet autre coup de tonnerre, peut bien être le prélude.
La meilleure façon de répondre c’est d’agir, et d’agir vite. La meilleure, la seule façon de répliquer à ce nouveau et terrible défi c’est de donner, tout de suite, toute son importance symbolique à l’événement.
M me Bhutto sera inhumée dans les tout prochains jours dans ce pays martyr qu’est, plus que jamais, le Pakistan.
Il faut que soient là, pour l’accompagner dans ce voyage ultime, Angela Merkel, George Bush, Gordon Brown, les autres.
Il faut que notre président, Nicolas Sarkozy, consente à interrompre ses vacances pour aller dire, au cœur de cette fournaise où une religion devenue folle nourrit de plus en plus souvent le crime, que l’espérance des peuples est moins, comme il l’a imprudemment déclaré il y a quelques jours, dans la foi que dans la démocratie et le droit.
Il faut que derrière la dépouille de cette grande dame, comme jadis derrière celle d’Anouar al-Sadate ou de Yitzhak Rabin, soit présent le plus grand nombre possible de chefs de gouvernement et d’Etat, faisant de cette célébration funèbre une manifestation silencieuse et mondiale en faveur des valeurs de la démocratie et de paix.
Benazir Bhutto n’était chef ni de gouvernement ni d’Etat ? C’est vrai. Mais elle était davantage. Elle était un symbole. Et elle est, désormais, un étendard. Derrière son nom vont désormais se ranger tous ceux qui n’ont pas fait leur deuil de la liberté en terre d’islam. Et derrière son linceul doivent, d’ores et déjà, se tenir et se recueillir tous ceux qui croient encore que l’emportera, en Islam, le bon génie des Lumières sur celui du fanatisme et du crime.
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ISLAMISME RAMPANT… Quand une bombe explose dans un train de banlieue madrilène ou dans une rame du métro de Londres en faisant des dizaines et des dizaines de victimes, l’indignation est à son comble et toutes les voix s’accordent pour dénoncer de tels actes terroristes, pour condamner leurs auteurs, islamistes se réclamant d’Allah et du Coran – dont on nous dit alors qu’ils en font une lecture univoque centrée sur certaines sourates, comme le montre d’ailleurs le film de Wilders, « Fitna », en s’appuyant sur ces mêmes exemples… Alors les réactions s’enchaînent pour mettre en place des mesures d’alerte, de prévention et de répression contre cet extrémisme religieux qui porte en lui le crime et le massacre d’innocents comme la nuée apporte l’orage. Mais ce discours unanime de condamnation fait place à l’étonnement quand on s’aperçoit que ces terroristes islamistes sont souvent des gens de la société ordinaire, migrants plus ou moins « intégrés » et éduqués dans le cadre des institutions du pays où ils habitent et où ils travaillent, l’exemple des attentats de Londres étant ici de grande pertinence. Certes, chacun se garde bien de généraliser, et à juste titre. Par exemple, dans notre pays, si l’on considère qu’il y a près de 5 000 000 de personnes se rattachant à l’influence musulmane, un cinquième à peine (et peut-être moins) fréquente les mosquées (et de manière essentiellement religieuse) tandis que nombre d’entre elles refusent toute référence religieuse …Mais les observateurs, et en particulier le Centre Français de Recherche sur le Renseignement, s’accordent pour évaluer entre 300 000 et 500 000 le nombre d’islamistes radicaux dont l’activisme est intense sans prendre nécessairement la forme violente des attentats, mais en constituant un terreau dans lequel elle peut germer . C’était, le mercredi 2 avril dernier, le titre d’un « C dans l’air » (sur « La 5 ») (1) où les arguments des intervenants (et les reportages projetés) ont dû générer, en certains milieux bien pensants ou de droits-de-l’hommisme autorisés, les qualificatifs « d’extrême droite » ou de « racistes » tant ils vérifiaient ce que montre le film de Wilders. Et ce terreau se constitue, chaque jour, de manière ponctuelle et parcellaire, à travers les revendications du port du voile sous toutes ses formes, y compris celle de la burqa, ce costume qui transforme la femme en un objet que l’on emballe dans un sac-plastique avant de le jeter à la décharge publique …à travers les demandes incessantes de menus spécifiques dans les restaurants des services publics ( pour favoriser, sans doute, les filières « halal » qui paient la « taxe religieuse »)…à travers les exigences d’horaires féminins dans les piscines publiques ou les refus de médecins hommes pour soigner les femmes « musulmanes »…à travers la revendication permanente de la loi particulière religieuse et coutumière comme première face à la loi générale élaborée par tous, comme le demande la charte islamique européenne signée, notamment, par l’Union des Organisations Islamiques de France avec 400 autres associations musulmanes…à travers la demande de constitution de « carrés musulmans » dans les cimetières afin de les transformer en patchworks communautaristes….à travers les mises en cause incessantes de la loi de 1905 et les demandes de financement public pour la construction de lieux de culte privés …à travers la soumission des filles dans « les cités » et la multiplication des « châtiments d’honneur » comme des mariages forcés. Et à travers aussi (sans que cet exemple ne mette fin à l’énumération précédente) le fonctionnement des entreprises que trop de musulmans pratiquants scrupuleux veulent prendre en otages de leur foi. Le problème n’est pas nouveau : au nom du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, Eric Denécé l’a étudié dans un rapport daté de septembre 2005 (http://www.cf2r.org/fr/rapports-de-recherche/le-developpement-de-islam-fondamentaliste-en-franceaspects- securitaires-economiques-et-sociaux.php ) , rapport sûrement classé par nos élites et nos gouvernants dans le même tiroir que le rapport Obin… Mais « Le Figaro » en ligne du 29 /03/ 08 nous apprend que l’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines vient de se saisir de ce problème qu’elle juge inquiétant et dangereux pour la bonne marche des entreprises tandis que l’association « Dynamique Diversité », sous la houlette de Donia Bouzar, anime un groupe de travail réunissant de grandes entreprises confrontées à cette situation créée en leur sein par des revendications religieuses islamiques. On pourrait sourire de tel employé musulman refusant de pousser un chariot de bouteilles d’alcool, de tel serveur prosélyte refusant de servir les femmes « à la cantine », de tel autre ne voulant pas partager le réfrigérateur commun avec des mécréants ou des hérétiques qui peuvent souiller sa nourriture, ou de celui qui veut prier 5 fois par jour à heures fixes… Mais le fait que de trop nombreux pratiquants veuillent imposer leur foi aux autres au sein même de l’entreprise et dans le fonctionnement même de celle-ci montre combien s’insinue dans notre quotidienneté un islamisme rampant, difficile à séparer d’un islamisme conquérant et dominateur, tant il veut habituer chacun à voir la loi générale élaborée par tous être soumise à la loi étroite et privée de la religion. Politique des petits pas, disent Tariq Ramadan et ses séides. Terreau dans lequel germe la séparation communautariste de notre société et où va se décomposer notre laïcité séculaire. Soyons clairs : le mode d’organisation et de fonctionnement laïque de notre société s’impose à tous, la religion relève de l’espace privé de chacun et si Mohamed ne veut pas obéir à son chef parce qu’il est une femme, il a tout loisir d’aller vivre sa foi en Arabie Saoudite…car si Moshe n’avait pas voulu allumer son ordinateur le samedi, jour du shabbat, il serait allé vivre sa foi dans un kibboutz intégriste en Israël … et si Christian n’avait pas supporté la séparation des églises et de l’Etat jusque dans l’entreprise, il aurait demandé asile au Vatican ! La brutalité du propos est, ici, nécessaire : autant les crimes commis au nom d’Allah sont refusés par tous, autant les « petites » revendications de la loi particulière religieuse islamique ( étrangères à de notre Histoire comme à nos valeurs et souvent à nos lois) suscitent, chez les « beaux esprits » et les « petits marquis » de la pensée, l’adhésion voire la sympathie au nom du multiculturalisme, du métissage des cultures ou de toute autre chimère…et chez les politiciens pusillanimes de droite, du centre et de gauche, la compréhension au nom d’un électoralisme indécent (et à court terme car les trois quarts de notre peuple s’accrochent à la laïcité, et, un jour, ils sauront se faire entendre). Pourtant, ces « petites revendications » constituent la base sur laquelle s’élève l’édifice du terrorisme ; elles constituent aussi les signes annonciateurs du délitement de notre espace sociétal laïque et démocratique, et de sa recomposition en espace sociétal communautariste Il est vrai que nos gouvernants actuels, et ceux qui aspirent à les remplacer, s’accordent pour nous imposer un espace politique, économique et sociétal européen à l’anglo-saxonne, misant, en particulier, sur l’immigration organisée et la multiplication des communautés, religieuses ou non, pour parvenir à leurs fins. Le 6 /04 /08 Robert ALBAREDES
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« L’assimilation n’est plus à la mode. Multiculturalisme et bilinguisme sont à la mode depuis les années soixante dix. L’idée que l’on pourrait produire un brave petit anglais ou anglaise à partir d’un immigrant mal dégrossi est désormais considérée comme du pur chauvinisme, du racisme et de l’impérialisme culturel, voire du génocide culturel.
Cependant, le multiculturalisme est fondé sur des idées erronées. Tout d’abord, on croit naïvement que toutes les cultures ont, au fond, la même valeur, ou, si leur valeur est différente, qu'elles méritent toutes d’être respectées. Le multiculturalisme, étant l’enfant du relativisme, est incapable de juger les cultures, d’établir une hiérarchie de valeurs culturelles. La vérité est que toutes les cultures n’ont pas la même valeur et que toutes les valeurs ne sont pas également dignes du même respect. » Ibn Warraq.
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Biblicité |
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(texte paru dans le Cdec201 en 1987)
Que faire de Dieu ?
La pensée ne se soumettra à aucun dogme, énonçait Poincaré. (Poincaré (Henri) (Nancy, 1854 Paris, 1912), mathématicien français. Son examen critique de la mécanique newtonienne contribua à la découverte de la théorie de la relativité. Il a résolu des problèmes sur les équations différentielles dont on croyait les solutions inaccessibles et fit faire un pas décisif à la théorie des fonctions d’une variable complexe).
Il s’ensuit donc qu’il est fortement difficile de croire en une religion mystique, moins encore que dans les élucubrations de l’un de nos contemporains. Si la fantaisie et les fantasmes de l’esprit bon-vivant peuvent faire semblant d’accepter les dieux de l’Olympe forts humanisés dans leurs plaisirs et leurs vertus, athlètes et grassouillets poursuivant de belles nymphes aux fesses dodues et roses, aux nichons pointus et arrondis toujours coquins, comment accepter la vision moyen-orientale d’un dieu unique, sans visage mais partout présent ?
Que penser de la bible, ce livre déclaré universel et merveilleux qui n’est qu’un ramassis de tortures sanguinaires, la description sans fin du plus grand abattoir du monde ou le bétail assassiné est l’homme, le voisin, le Philistin.
Un certain Jésus est paraît-il venu au monde pour me sauver, bien que je ne lui ai rien demandé et proclamant que je devais tendre la joue gauche (à moins que cela ne soit la droite ?) il est l’initiateur (à tout le moins est-ce en son nom) de plus de tueries, de tortures, de bûchers et d’exterminations de peuples que tous les dieux de la planète réunis.
Conquêtes, massacres, pillages, déportations, asservissement, triomphe du plus fort ou du plus fourbe, l’Histoire, depuis deux mille ans, ne pourrait être plus sanglante, plus cynique, plus amorale qu’elle n’est si l’on supprimait les dieux.
Le plus terrible est de penser que l’éteignoir est à nouveau en marche, sous Allah Yatolah, Poincaré serait mort lapidé Il est à craindre que l’Europe vive dans le siècle prochain ce que vient de vivre l’Afrique : extinction des feux et des lumières ! La science recule, la société recule, la nourriture commence à manquer, les chiens enragés du pouvoir personnel sont lâchés.
Les hommes religieux ont une passion inextinguible de voir les autres souffrir, de les humilier, de les vaincre, de les dépouiller pour prouver sinon que dieu existe à tout le moins que leur dieu est supérieur à celui de l’autre.
Haro sur dieu.
Tuez dieu !
C’est fou ! Alors, moi aussi, je commence à prôner des croisades ?
Vais-je ressembler aux croyants ? aller à la messe, au prêche ou à la mosquée, m’abstenir de manger du porc et courir sus au Godon, ah non, ceux-là sont des bons ? alors aux enturbannés ? mais non, ceux-là sont les amis des Gott mitt uns, enfin, marchons derrière le chef puis courons devant lui pour lui faire plaisir, Montjoie Saint Denis, Tue et Pille puisque les chefs l’ont ordonné et que Dieu est toujours d’accord avec les chefs.
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