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J’ai commencé l’apprentissage des techniques de bâton à Marseille chez Jean Zin et à Bruxelles chez Georges Leroy.
Orientées différemment, ces recherches m’ont permis de développer une méthode hybride bâton court, tambo, matraque de même que jo, bâton long et fusil avec baïonnette.
J’ai enseigné ensuite ces procédés à divers éléments militaires et au Budo Aikokai, en cours privés. J’ai expliqué quelques unes d’entre elles dans plusieurs ouvrages dont le Cdécritures 048.


Bo Jo Tambo
On ne peut pratiquer les Budo pour se distraire ou s’amuser. lis ne sont ni jeux ni sports. ils n’amènent à réaliser aucune performance et n’ont aucun autre «champion» que les pauvres hommes sandwishes du «sponsoring». Sport, sport aujourd’hui est devenu synonyme de haute compétition, de masses d’argent et d’appâts pour foules payantes.
Se décider de se déchausser pour fouler les tatamis est un acte grave et réfléchi... ce qui ne veut aucunement dire triste, bien au contraire. Mais il se doit d’être le fruit d’une réflexion... Plus encore lorsqu’il s’agit de décider de pratiquer Bo Jutsu, Jo Jutsu ou Tambo!
Le BO ou bâton long est utilisé comme arme de défense et l’étude de ces techniques s’appelle Bo Jutsu.
L’usage du bâton long comme arme de défense — voire (hélas) d’attaque — n’est pas spécifique à l’Extrême-Orient et remonte à la nuit des temps.
Cependant, son usage n’a été nulle part ailleurs aussi bien étudié qu’au Japon où il n’est qu’une technique martiale parmi d’autres, innombrables. Cela est probablement dû au fait que la féodalité s’est maintenue jusqu’en 1850 au Japon.
L’entraînement de Bo Jutsu comprend une douzaine de techniques de base enseignées selon un schéma bien défini qui s’étend sur plusieurs années. Durant les premiers mois, l’élève doit assimiler parfaitement les figures préétablies (katas) et les différentes positions. Plus tard, il se lancera dans les assauts avec un partenaire. «
L’efficacité du Bo, manié par un spécialiste, est extraordinaire. Il peut frapper de la pointe, du corps et du talon en faisant varier sans cesse la longueur du bâton. Il peut faire décrire à son arme des évolutions complexes, le plus souvent imparables.
Le JO est un bâton plus court que l’on peut assimiler à la canne ou â une longue matraque. Le pratique du JO simple en apparence demande de nombreuses années d’entraînement pour en acquérir la maîtrise.
Comme pour le Bo, l’étude du Jo se fait traditionnellement sans protection de corps et le plus souvent (au Japon en tout cas) au grand air. L’enseignement du Jo de l’école Shindo Mudo Ryu comprend 64 techniques de base (utilisées par nombre de policiers nippons).
Le TAMBO est un bâton plus court s’apparentant à la matraque. Dans l’étude des techniques avec un bâton court, le concept de distance par rapport à l’adversaire est différent ; les techniques sont plus proches de celles étudiées en karaté et en aïkido — sans qu’il soit cependant nécessaire de pratiquer l’un ou l’autre pour pouvoir évoluer avec le tambo.
La pratique du bâton oblige à une certaine dextérité et à un certain courage... ne pas craindre d’affronter les mauvais coups.




