VESTIAIRE
Fatalement, j’ai la pinne sacrement tendue.
Il y a d’abord eu celle dont la mèche s’égare tandis qu’elle pose son cuir, puis la censurée, ensuite Miss Lace puis la rédac’chef qui lit mon projet de base et Clarisse aux petites pommes, Angèle à la montagne et Marie-Thé. Les cuisses d’Anaïs et celles de Michèle ne peuvent qu’émouvoir même les morts et un zombie aurait grandi de quelques centimètres face à Karine ou à Cindy juste avant le match de catch as catch can, la fumeuse de joint a retenu toute mon attention et j’ai pris rendez-vous, elle m’attendait nue en rêvant de Philippe.

Un instant j’ai détourné mon regard vers une belle petite bande de branleuses qui m’ont appris qu’en cuir, c’était Bérangère et qu’elles sont toutes belles lorsqu’on les aime comme Paulette le fut de Charlie. Enfin, tout cela pour dire que je bandais déjà depuis un petit moment en suivant du regard les formes bien-aimées des seins de Myel et des cuisses rondes de ladite. Parfois, je fermais les yeux et hop, elle était encore là dans ma tête.

Sûr qu’elle n’en fait pas une affaire d’état, les formes qui me font bander sont les siennes mais ce sont aussi toutes celles de toutes les femmes qui tanguent dans les rêves des hommes. Le plus avec Myel est qu’elle offre tout cela comme si de rien n’était, tiens, pour toi, j’ai ouvert ma chemise, tiens, pour toi, je croise les jambes sur le sofa et tu verras plus loin que le haut et que le bas et des parcelles de belle et jolie peau rose et brune avec excitation, trouble, émotion, plaisir, alors, comment lui dire merci pour tout cela ?

Face à moi, elle semble me dire : “Mon cœur de femme t’offre mon corps de femme qui est celui de toutes celles qui rodent dans tes pensées”.

Alors, elle s’est allongée, s’est étendue sur ce sofa de cuir brun qui faisait ressortir sa peau de brune, elle a fermé les yeux et au rythme de sa respiration j’ai compris qu’elle vivait en elle comme si moi j’étais en elle, comme si elle était en moi. Allongée, elle s’est mise à creuser les reins, montant le dos et les fesses doucement, régulièrement.

Je me suis approché et j’ai entendu le rythme s’accélérer, elle creusait le dos plus vite, levait les fesses davantage. Après un temps, elle plia la jambe et arqua si fort les reins que sans le vouloir, j’ai gémi pour elle. Comment n’avait-elle pas mal aux lombaires en se creusant pareillement ? Je n’ai pas voulu qu’elle se fasse du mal et j’ai attrapé un polochon qui traînait dans l’autre fauteuil, je le lui ai glissé sous le ventre comme sans la toucher, elle s’est laissé faire comme si rien ne se passait.

Elle est restée ainsi, les fesses soulevées davantage, moulée dans sa jupe de feutrine comme une sculpture d’art moderne intrigante. Avec le coussin, elle avait les fesses bossues et nettement séparées, visiblement, à cause du tissu tendu, repris en plis serrés sous elle. J’en ai ressenti une excitation immense, comment pouvais-je être encore plus immense ?

Je me suis approché d’elle et j’ai commencé à lui donner des petits baisers légers sur les cheveux, sur le chemisier tendu sur le dos arrondi. Je voulais qu’elle comprenne que cela me faisait quelque chose de terrible, de fantastique, de lui voir le cul ainsi soulevé, ce cul-là me rendait fou !
Oui, je voulais qu’elle sache qu’un cul lascif, cela rend fou.
Surtout quand on sent que ce cul là est complice, totalement, du désir qu’on a de lui.
Myel ne jure que par le corps, la danse des membres et la volupté de rondeurs molles et dures à la fois, roulantes et tanguantes. De ses amants de passage, elle n’a qu’une exigence : qu’ils soient toujours prêts en toute circonstance. Là, cela m’arrange bien qu’elle regarde attentivement la page Gonflable et vienne échanger avec moi des propos légers et sentir en même temps sous ses doigts gonfler encore ce sexe déjà si tendu. Myel, en le regardant, poufferait du plaisir qu’elle aurait de la rencontre avec cette queue-là.