Le site Xianhenri vous promène de l'imaginaire à la réalité
L'écriture existe qui a donné une âme à la fête charnelle, il y a eu la femme du dernier des Mohicans quasi nue, torturée, délivrée par Chigachkook, Claudine avec les cols adéquats, Annick de Kermenguy, Mireille du quai des belges, du temps de Brigitte, Gina et Sophia, Éliane nue sur le sofa du militaire - qui ne l'a pas touchée, les minijupes de Georgette et Gisèla, noiraude devant les machines à sous.

En ai-je rêvé de ces héroïnes de romans, Milady bien sûr mais bien plus encore Constance, et la blanche Aline, seule fille vêtue de Tryphème, l'adolescent solitaire que j'étais s'est complu des bouleversements et des émotions suscitées par ces filles là. Il n'y a donc rien d'exceptionnel à ce que je tâche encore à m'émouvoir un peu avec les sœurs de ces filles de l'imaginaire. Milieu des années soixante. Je rencontre une Nipponne. Elle n’était pas ravissante mais elle avait de grands yeux marron et un air d’écureuil effarouché. Aie disait-elle, ce qui veut dire oui, je l’ai quittée un certain temps pour la retrouver vivante après une grande aventure avec mon ami James.
Akiko Wakabayashi est une jeune Japonaise, très jolie, très intelligente, qui travaille pour le service de contre espionnage de son pays. Peut-être ressemble-t-elle à une Yoko Tsuno qui aurait des jambes plus voluptueuses et des seins un peu plus développés. On la rencontre dans couloirs de la police de Tokyo, sur les tatamis de grands maîtres et chez Tigre Tanaka, le « colonel » des Japonais.
Puisque, réellement on ne vit que deux fois, je n’ai pu laisser passer l’occasion et nous avons communié ensemble lors d’une fabuleuse nuit d’amour à Tokyo, qu’il faudra que je vous raconte un jour.
Vingt ans plus tard, je lui dédierai le volume dix des Cdécritures.
Les femmes m’auront toujours intrigué, subjugué. Celles que j’ai regardées, ne pouvaient être que des splendeurs. Combien en ai-je croisées avec l’envie soudaine de me jeter à leurs pieds, remonter les mains sur les cuisses et les hanches, caresser le ventre, les seins, le dos, les fesses, en faire le tour et les adorer. D’elles, je ne demande qu’un regard, et mon idolâtrie déborde. Mais dans quelques années ne les rangerai-je pas en une cohorte d'oubliées ?

Apparté ( extrait du Cdec086)
— Mimine, ne faudrait-il pas dire au lecteur que tout ceci n’est pas autobiographique, hier il y a encore une fille qui est venue sonner et j’ai dû l’éconduire.
Évidemment non, je n'ai pas connu toutes ces filles, c'est bibliquement quasi impossible, encore que mon ami André, enfin, bon, passons, mais il faut des détails croustillants, des connivences, on ne peut pas lire un bouquin comme un veau qui tète sa mère après avoir brouté une demi-heure et qui se contente après de regarder la téloche en prenant tout ce qui s'y dit pour argent comptant. Non, ici, dans les écritures, on se chatouille la petite détente, on se relit, on se manipule soi-même, on entre dans l'histoire espérant n'être pas un âne à qui on tend une carotte. Si un gros malin devait critiquer, pire expliquer, j'arrête d'écrire et j'ouvre un resto, d'ailleurs, avec Pop, on a cherché, on voulait ouvrir une sandwicherie, on n'a pas été plus loin que l'idée et une visite ou deux, on a trouvé qu'il n'y avait pas assez de beurre dans les épinards, alors, pour le tango !
