




La Beauté et la santé...
Intimement liés selon les concept développés par Xian au Budo Aikokai (division APAS) la beauté retient le regard, le souffle et l'esprit. Elle est, nous dit saint Thomas d'Aquin, la «splendeur du vrai». La santé nous permet de vivre harmonieusement.
Il n’y a cependant pas de définition « normale » de la beauté sinon qu’elle est intimement liée à la bonne santé qui dynamise le corps et l’attitude.
Il y a autant de beautés que d'yeux qui regardent.
Pour Aristote la beauté est «précision, symétrie et coordination».
«En toutes choses, le beau résulte de la justesse des proportions», déclarait aussi Phocyclide, voici deux millénaires et demi.
«Divines proportions», rétorque Fra Pacioli di Borgo.
Quand la matière donnée est exactement ajustée à un schéma intellectuel préformé qu'elle va rejoindre, quand l'objet correspond à l'idée, nous éprouvons le sentiment le plaisir de la beauté», nous dit Kant.
Sélon cette bonne amie qui semait à tous vents vers 1933, la beauté est une harmonie physique, morale ou artistique qui inspire l’admiration et charme. Un lexique sans exmple étant un squelette et ce dernier ne m’inspirant guère, je cite : la beauté d’Appolon , la beauté d’un caractère, les beautés d’un drame, une beauté est une femme très belle et les antonymes sont laideur et vilenie.
Hegel rejoint la définition d'Aristote et note que les caractères essentiels du beau sont «la régularité, la symérie et l'ordre». Pythagore va encore plus loin et affirme : «L'harmonie est l'unité des diversités et l'intégration des différences».
Quant à Delacroix, il rétorque que cette harmonie est «l'expression la plus vaste du beau».
Enfin Carl Huter et son élève Alispach introduisent la notion de rayonnement qui apporte ce «plus» qui semble émaner de l'âme.
...Tout semble avoir été dit et pensé sur le beau et pourtant la beauté reste plus que jamais un mystère. Plus on la définit, plus on classifie des critères et des normes, plus elle échappe à toute définition et explication.
Serait-elle une extraordinaire attraction qui viendrait de loin telle une constante, la sensation de quelque chose d'ancré dans la mémoire invisible de la conscience ? Comme si les sens et l'essence étaient secrètement liés pour révéler l'idée même du divin et du sacré.
A l’instar du Cdécritures 104, les thèmes développés ici par Virginie et moi-même sont en harmonie avec le monde naturel qui est le nôtre. Aussi, les textes et les images sont publiés pour permettre aux lecteurs de découvrir au fil des pages les liens secrets qui unissent beauté de toutes choses et santé humaine.
La beauté est un art divin alors que l'art de la beauté est du ressort de l'humain qui rejoint dans son œuvre le divin qui est en lui.
Le beau est très difficile : il suffit d'une touche de trop, d'une fausse note ou d'un pas hors mesure pour que l'équilibre s'effondre, on rejoint ici l’idée directrice de’André Tastenoy et de Christian Drèze lors de leur cours d’arts martiaux : l’efficacité dans la beauté du geste.
