Restos et maisons de bouche
Il y a ceux dont on parle et ceux que Xian a aimés ou détestés, ce n’est pas ici un guide pour usagers du Michelin ou du Gault, ... Simple souvenirs ou endroits de passage de personnages courant au gré des pages de Cdécritures.
En guise d’apéritif, cette publicité pour le Cinzano.
Et celle pour Taittinger aussi subliminale ...
Soyons bon apôtre et chauvin: en Belgique, on mange bien !
Le Belge mange bien, copieusement et souvent. Se nourrir est une affaire sérieuse et la Belgique est le seul pays au monde où il a fallu naguère interdire des repas de funérailles trop copieux et trop longs. Ici, comme dans la moitié nord de l’Europe, les petits déjeuners sont copieux (fruits, fromages, beurre, confitures, tartines de bon pain de froment ou de seigle). Le repas principal a été longtemps celui de midi, avec un potage ou une soupe quasi obligatoire, et un plat de résistance. Celui du soir semble devoir prendre la relève avec plus de recherche et plus de légèreté.
La cuisine belge est peut-être bien la cuisine la plus savoureuse, et sans aucun doute la plus éclectiquement gourmande de l’Europe. Cuisine du terroir très certainement, cuissons originales, souvent mijotées, provenant de Wallonie ou de Flandre, teintées parfois de réminiscences héritées des nombreux envahisseurs qui ont occupé le pays, au gré de l’Histoire, comme l’escabèche (on dit ici escavêche) et le riz au safran des Espagnols qui, eux-mêmes, les avaient reçus des Arabes.
Une cuisine toujours basée sur les bons produits frais du marché: poisson de mer, poisson blanc d’élevage, truite sauvage des Ardennes, moules de Zélande, volaille, porc, boeuf; agneau, gibier à plumes et à poils, légumes extraordinaires comme les witloofs (que l’on appelle endives en France ou encore chicons) , les asperges blanches du Brabant et de Campine.
Sans oublier les jets de houblon... C’est une « cuisine au beurre » qui s’inspire largement par ailleurs des préceptes d’Escoffier revus à l’aune de la. légèreté, préparés avec une opulence rubensienne et une large pincée de joie de vivre à la Breughel. On n’oubliera pas la gamme des tartes de grand-mère, pâtisseries et autreS desserts et surtout les « chocolats » que l’on désigne ici sous le joli nom de pralines qui, à lui seul, fait saliver.
On ne peut oublier la bière, ni la cuisine aromatisée avec cette boisson nationale; entendez par là qu’une bière, judicieusement choisie, remplace le vin dans la composition des sauces. Il est vrai que le cuisinier dispose de plus de 400 bières originales à fermentation basse (les pils), haute (les bières d’abbaye et traditionnelles) ou. spontanée comme la Gueuze.
Oserait-on encore mentionner la frite que l’on peut consommer en cornet de papier au coin des rues? Nourriture typiquement nationale, elle aussi, et partagée comme telle avec le voisin français du nord.

toutes les boissons sucrées comme les limonades, cocas... Par habitant, la consommation annuelle moyenne de ces boissons est de 101 litres aux États-Unis. Elle est de 60 litres en Belgique, de 10 litres en France où le vin garde une place privilégiée dans les habitudes alimentaires.
Cette sur-consommation s’est faite au détriment d’autres aliments bien plus nutritifs et constructifs, tels que les céréales, légumes secs (lentilles, pois cassés, haricots...) et des pommes de terre et surtout de pain gris. Nos grands-parents absorbaient quelques 500 grammes de pain par jour (moyenne par habitant entre 1910 et 1914).
Après la Seconde Guerre mondiale, cette quantité avait déjà baissé à 300 grammes par jour. Elle se situe aujourd’hui à moins de 200 grammes.
Beaucoup de facteurs externes ont influencé cette modification des habitudes alimentaires. L’urbanisation, l’entrée croissante des femmes dans le monde du travail, l’augmentation des longueurs des trajets domicile - travail ont modifié non seulement la façon de se nourrir, mais aussi les conditions dans lesquelles les repas sont pris. Trop souvent l’on saute le petit déjeuner, ou on l’avale sur le pouce. Le repas de midi consiste en un sandwich avalés au comptoir d’un snack. Le soir, on se contente souvent de réchauffer des plats tout prêts, d’ouvrir une boîte de conserve. Les aliments en conserve ne sont certes pas mauvais, mais lors de leur préparation, ils ont perdu de leur teneur vitaminique. En outre les produits frais sont souvent traités et ils coûtent plus cher.
Enfin les repas ne sont plus entourés comme autrefois de toute une ambiance, matérielle et psychologique. Combien d’assiettes posées sur le coin d’une table alors que de partout parviennent les bruits les plus divers. La télévision, omniprésente aux heures des repas, fait désormais partie de l’environnement des ménages. Elle détourne l’attention des mangeurs. Les diététiciens (une nouvelle profession, bien caractéristique de notre siècle) insistent sur les conditions à créer pour rendre des repas profitables: calme, décor... Une table bien apprêtée, des plats bien présentés, colorés, agréablement disposés, suscitent l’appétit, éveillent et attisent les sens. Le repas n’est pas que la prise d’aliments, c’est un moment de rencontre, souvent le seul de la journée pour les couples qui travaillent chacun de leur côté, les enfants qui déjeunent le midi à la cantine.
Le manque d’importance accordée aux repas, les rythmes de travail, des conditions générales de vie, surtout dans les villes, ont entraîné une dégradation de la santé physique et psychique. Nous évoquions tout à l’heure les maux engendrés par la surconsommation de sucre et de sel, sources de diabètes, de maladies cardio-vasculaires, de décès précoces. Mais tous ces facteurs sont stimulés par l’environnement psychologique.
En 1978, le cancer et les maladies cardiaques ont été les principales sources de décès en Europe, mais ils sont suivi de près par les accidents (le voiture, les tumeurs d’estomac. L’on a aussi compté de nombreux suicides.
RÉAGISSEZ!
Ce tour d’horizon un peu noir n’a pas pour but de vous effrayer mais (le vous faire réagir. Si vous prenez conscience de vos mauvaises habitudes, des facteurs extérieurs qui vous troublent, vous chercherez à les améliorer, et à les éliminer.
Il suffit en fait de peu de choses. Il n’est pas question de vous restreindre, de vous priver de nourriture mais d’adopter un autre rythme
Les Américains et les Européens consomment beaucoup trop de sucres, de sel, de viandes rouges, de graisses. Les graisses que nous consommons contiennent une proportion exagérée d’acides gras saturés, mono-saturés et poly-insaturés. Or les acides gras saturés ne permettent pas de fixer de nouveaux atomes d’hydrogène et favorisent la formation de cholestérol.
En 1900 l’on consommait en France 10 kg de sucre par an par tête d’habitant. Ce taux est passé aujourd’hui à 35 kg. Il est vrai qu’à l’époque l’on ne connaissait pas
La frite belge a toujours du succès !
Le chocolat : une excellente raison de vivre