


100 ans du soutien-

Le culte du beau
Plus belles que les belles, les Divines. Elles exaltent l'imaginaire, réveillent les passions et les polémiques. Leur visage est habité par une âme en peine. Le regard est triste et langoureux, l'iris est brillant, embué de larmes retenues, souvent relevé vers le ciel comme pour mieux l'implorer. Le geste est toujours juste, instinctivement.
Le paraître est dépassé par l'être qui transparaît dans le regard. Ce n'est plus l'harmonie des traits qui éblouit mais un charisme qui émane de la personne toute entière et la transcende.
La tragédie leur colle à la peau et les mène vite vers un destin unique et fatal. Elles attirent la lumière et sont irrémédiablement attirés vers elle, jusqu'à s'en brûler les ailes.
Les hommes ne sont pas exclus de ce genre si particulier. Leurs morts soudaines et inattendues en font des légendes immortelles. Ils ont le bon goût de partir avant de vieillir et deviennent plus forts que le temps et les rides. Ils laissent pour l'éternité cette image idyllique qui les a tués. On les idéalise, on les divinise. On reconnaît en eux des souffrances, des blessures et des révoltes familières. Ils sont les héros qu'on ne sera jamais. Ils ont osé et en sont morts. Personne ne les oubliera plus.
Le beau fascine mais pour qu'il devienne objet de culte et se « divinise », il faut qu'il dépasse le paraître pour habiter l'être.
Est-



