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Veuillez excuser le désordre, la mise en page de cette section ressemble bien à la chambre d’une jeune fille, mais ce n’est que provisoire, hi hi hi !
La puberté comme point de départ de l’adolescence.
La puberté transforme le corps de l’enfant : les poils apparaissent, les organes génitaux se transforment, l’enfant devient sexuellement mûr, ce qui veut dire qu’il peut désormais potentiellement avoir des relations sexuelles comme les adultes et donner naissance à un enfant. Actuellement, les filles et les garçons sont pubères de plus en plus jeunes. Les filles sont pubères en moyenne entre 11 et 12 ans, les garçons entre 12 et 14 ans.
La fin de l'adolescence est plus difficile à préciser et varie beaucoup d'un adolescent à l'autre : on peut estimer que l'adolescence se termine en moyenne vers 21 ans. Si l’âge de la puberté survient de plus en plus tôt, l’âge adulte commence de plus en plus tard : dans nos sociétés occidentales, un tiers des 19-29 ans habitent encore chez leurs parents. C’est de plus en plus fréquent, notamment vu la pénurie de l’emploi pour les jeunes.
Cette dépendance prolongée n’est pas sans conséquences psychologiques pour le jeune comme pour ses parents. Alors qu’il reste dépendant de ses parents, il revendique une autonomie sexuelle et affective. Il se sent en marge de la société, il voudrait bien devenir adulte, mais n’y arrive pas complètement.

Le deuil de l'enfant, la fin d'un cycle parental
Accepter que son enfant accède au statut d'adolescent et approche celui des adultes demande aux parents, un vrai travail sur soi.
Il va falloir accepter que les besoins affectifs de l'ado ne sont plus ceux de l'enfant. Les calins sur les genoux seront plutôt rares !
Il éveille son sens critique et ses propres valeurs. Il bouscule dès lors les principes qu'il avait tendance à accepter sans broncher dans l'enfance.
Son adolescence va lui permettre de faire le tri dans les valeurs.
Il va en garder certaines et en rejetter d'autres. Il va asseoir ainsi progressivement sa personnalité singulière.
Donc, si on parle volontiers de la crise de l'adolescence, il n'est pas rare que le parent soit également en crise lors de ce changement de cycle de la relation.


Alors que le bonheur semble couler de source pour les enfants, voilà que vient l’âge où l’on se pose des questions, qui suis-je, pourquoi existé-je, comment puis-je vivre bien, vivre mieux, qu’est ce que le bonheur ?
L’arrivée en flot continu des questionnements nous apprend que l’on vient d’entrer dans l’âge « adolescent », en fait, physiquement, c’est la puberté.
Avant, il y a eu des bobos, tout à coup, maintenant il semble que les douleurs physiques sont inintéressantes et que seules comptent : les états d’âme. Et dès lors aie aie aie, maman a dit un mot dur, le copain a prononcé une phrase terrible, le prof est un salaud qui m’en veut, je suis même tombé dans la rue à cause d’une saloperie de bordure de trottoir abîmée. C’est la cata ! L’adversité est inévitable. Comment s’y prendre pour s’assurer dès lors une certaine paix de l’âme ?
Le lecteur sait toute l’importance que l’auteur accorde aux vertus martiales et à leurs concepts. Ici et maintenant est la réponse, s’adapter en est une autre, consulter ne semble pas d’utilité remarquable. Rencontrer un psychologue mène sans doute à une bonne compréhension des termes incompréhensibles de la langue familière, se ruiner chez un psychiatre n’a de sens que pour ce dernier, s’empiffrer d’antidépresseurs, d’anxiolytiques ou autres psychotropes ne remplace pas le creux familial, les bras de maman, la réponse bourrue du père.
On ne trouvera de vraie réponse qu’en se forgeant une solide philosophie de la vie, tenant compte du vécu, de l’heure actuelle, de l’endroit où l’on est et de ce que l’on veut y faire.
La quête du bonheur est aussi celle de l’inaccessible étoile, rêve et poésie, mais les pieds sur terre, dis-donc l’ami ! La quête du bonheur pour certains est avant tout l’art d’être le moins malheureux possible dans la vie quotidienne.
Cela passe-t-il par la recherche de la sagesse de Bouddha, je n’en sais rien, celle-là me semble ne préoccuper, en occident du moins, que celles qui fréquentent un peu trop les centres commerciaux et les cafés enfumés ( bien que l’on ne puisse plus y fumer depuis 2010, me dit-on).
Souvent l’adolescent paraît futile aux adultes qui imaginent que leur vie est « intéressante », ... On pourrait en débattre longuement comme de l’utilité de ces lignes. Le titre basique de cette page en dit long sur ce qui perturbe l’adolescent : Toi, c’est à dire l’autre, mes potes, c’est à dire les autres mais uniquement ceux que je reconnais comme ceux de ma tribu et moi, ah ! Moi ! Centre de moi, centre de l’Univers !
Il va donc être question de stoïcisme, c’est souvent la première vertu que constate le grand garçon scout toujours prêt ou encore celui qui se forge un monde dans lequel il faut être dur ! Rambo premier avec couteau de survie.
LE STOÏCISME
C’est la fragilité et la précarité de la condition humaine.
«Nous pouvons accuser indéfiniment le destin, mais non le modifier : il reste inflexible et inexorable. Ne gaspillons donc pas d’inutiles larmes; ce chagrin a plus de chances de nous envoyer rejoindre les disparus que de nous les rendre… Si le chagrin nous torture sans nous aider, il faut s’en défaire; il faut soustraite l’âme aux vaines consolations et à l’amère délectation des larmes... L’un se voit poussé au travail quotidien par le pénible dénuement, l’autres est harcelé sans trêve par l’ambition;… l’un trouve un supplice dans sa solitude, l’autre dans sa popularité, tel autre dans la foule qui assiège son vestibule : l’un se plaint de ses enfants vivants, l’autre de ses enfants disparus. Les larmes nous feront défaut avant les motifs d’affliction. »
Sénèque.


« Qu’est-ce que l’homme? un organisme faible et fragile, tout nu, naturellement désarmé
qui ne peut se passer d’assistance extérieure…Il redoute la nourriture même : la
privation l’épuise et l’abondance le perd. Et nous nous étonnons qu’il meure, quand
il suffit d’un hoquet pour mourir..? Il roule dans son esprit des idées d’immortalité
et d’éternité; organise tout jusqu’à l’époque de ses neveux et arrière-neveux, tandis
qu’au milieu de ses plans à long terme, la mort vient l’abattre »
Sénèque (Consolation à Marcia)
À quel moment finit l’enfance ?
La suite des réflexions philosophiques se trouve, assez logiquement placée dans les pages scolaires
L’adolescence est une invention du 20ème siècle, il n’y a aucun recul pour parler de cet « état » postenfantin, pas encore adulte pour des raisons socio-économiques, adulte totalement physiquement et mentalement.