Avant
Coca-Cola, le premier conte américain du Père Noël, d'après Clément Clarke
Moore
(publié dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823.)

Le Père Noël ne serait que Saint Nicolas.
(C’est ce que disent ceux
qui, radinant, ne fêtent pas les deux !)
Le
père Noël voyage dans un traîneau tiré par des rennes, Saint Nicolas voyageait
sur le dos d'un âne. Malgré la réforme protestante du XVIe siècle qui supprima
la fête de St Nicolas dans des pays d'Europe, les Hollandais gardèrent leur
Sinter Klaas (nom hollandais pour Saint Nicolas) et sa distribution de jouets.
Lorsqu'ils
s'installèrent aux États-Unis, Sinter Klass devint Santa Claus. Santa Claus
subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en
un Père Noël plus convivial.
Clement
Clarke MOORE
Clement Clarke MOORE écrivit en 1821 un conte de Noël pour ses enfants intitulé
« The night before Christmas » (La nuit d'avant Noël ) dans lequel le Père
Noël apparaît dans son traîneau tiré par des rennes.
Ce
même auteur rédigea un texte intitulé « A Visit From St Nicholas »
(la visite de St Nicolas) qui parut dans le journal « Sentinel » de
New York le 23 décembre 1823. Ce texte parlait de lutins qui distribuaient des
cadeaux aux enfants par la cheminée en se déplaçant dans une carriole tirée par
8 rennes (répondant aux noms de Blitzen, Dasher, Dancer, Comet, Cupid, Donder,
Prancer et Vixen).
Un
neuvième renne fut rajouté en 1939 : Rudolf, qui fut chargé d'éclairer le
chemin du père Noël grâce à son « nez rouge lumineux ». Le récit fut
traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
La nuit avant Noël
C'était
la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri,
pas même une souris!
Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël.
Allait-il arriver?
Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de
bonbons, de gâteaux.
Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une
longue nuit d'hiver.
Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit!
Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j'écartais les volets, j'ouvrais
grand la croisée.
La lune sous la neige brillait comme en plein jour.
Alors, parut à mon regard émerveillé, un minuscule traîneau et huit tout petits
rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu'en un instant je sus que
c'était le Père Noël !
Plus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il
sifflait, il criait :
"Allez
Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde, En avant Comète! Cupidon en
avant, Tonnerre, Éclair, allons, allons Au-dessus des porches, par delà les
murs ! Allez ! Allez plus vite encore !"
Comme des feuilles mortes poussées par
le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient
au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets
Et, en un clin d'oeil, j'entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui
caracolaient. L'instant qui suivit le Père Noël d'un bond descendait par la
cheminée.
Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie,
et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec
ses paquets.
Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge
cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.
Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large
visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait; il était joufflu
et rebondi comme un vieux lutin. Je n'ai pu m'empêcher de rire en le voyant et
d'un simple clin d'oeil, d'un signe de la tête il me fit savoir que je ne
rêvais pas: c'était lui!
Puis, sans dire un mot, il se mit à l'ouvrage et remplit les chaussettes. Il se
retourna, se frotta le nez et d'un petit geste repartit par la cheminée.
Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau
et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes
Et dans l'air j'entendis avant qu'ils disparaissent:
"Joyeux Noël
à tous et à tous une bonne nuit"
En
1863 « Harper's Illustrated weekly », le journal New-Yorkais, rêva
Santa Claus d'un costume garni de fourrure blanche et portant un large
ceinturon de cuir. Le dessinateur Thomas NAST en fut l'auteur.
Pendant près de 30 ans, Thomas NAST représenta, dans ce journal, Santa Claus
ventru et jovial, à la barbe blanche et accompagné de rennes.
C'est en 1885 que l'illustrateur de ce journal dessina le parcours du Santa
Claus qui va du pôle Nord aux Etats-Unis; sa résidence était ainsi
officiellement établie ...
Un an plus tard, l'écrivain Georges P. WEBSTER précisa que la manufacture de
jouets ainsi que la maison du père Noël « étaient cachées dans la glace et
la neige du Pôle Nord » confirmant par cette affirmation les dessins de NAST.

La
firme Américaine Coca Cola eut le génie de demander à Haddon SUNDBLOM de dessiner
ce vieux bonhomme (dont la renommée grandissait la-bàs) en train de boire du
Coca Cola pour reprendre des forces pendant la distribution de jouets. Ainsi
les enfants seraient incités à en boire durant l'hiver.
Le
dessinateur l'habilla aux couleurs de la célèbre bouteille de Coca Cola :
rouge et blanc. Ce nouveau look et la renommée que lui valut la publicité,
firent du vieux bonhomme le maître planétaire de la nuit magique, le Père Noël.
Il
y eu bien quelques mouvements de protestation de la part des Catholiques contre
cette envahissante popularité, la nuit du 24 au 25 décembre étant à l'origine
celle de l'enfant Jésus. Certaines manifestations allèrent même jusqu'à brûler
l'effigie du Père Noël, mais tout rentra dans l'ordre au fil du temps.
Plus
tard arrivèrent les coquins, c’est une autre histoire ... que Bellamy et
d’autres imaginent fort bien ...
D’autres histoires de Noël viendront en 2008, 2009, 2010 ....en
attendant, on peut toujours dire bonjour à Xian.