LE MERCATOR COMME NAVIRE-ECOLE
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La construction du « MERCATOR » fut confiée au chantier Naval Ramage et Ferguson, de Leith en Ecosse. Cette barque-goélette (également appelée barquentin) d’un tonnage brut de 778,86 tonnes et équipée d’un moteur auxiliaire de 500 cv a une longueur de 78,40 m, une largeur de 11,09 m et une profondeur de 4,50 m. Le « MERCATOR » fut gréé en barquentin. C’est un gréement mixte: le premier mât à l’avant, ou mât de misaine, porte des voiles carrées; le grand mât et le mât d’artimon ont des voiles auriques gréées dans le sens longitudinal du navire. Les voiles carrées sont fixées a des espars que l’on appelle vergues. Ces voiles sont généralement placées dans le sens transversal, mais peuvent être orientées selon la direction du vent, ce que l’on appelle « brassées ». Le « MERCATOR » avait normalement 15 voiles d’une superficie totale d’environ 1.600 m². Par vent favorable le « MERCATOR » pouvait atteindre une vitesse de 13 nœuds.
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La septième croisière fut certainement la plus intéressante de celles de la période d’avant-guerre: ce voyage féérique dura du 3 octobre 1934 au 21 mai 1935.Le point de destination fut l’île de Pâques, où l’on embarqua une expédition scientifique franco-belge. Le navire visita également l’île Pitcairn, Tahiti, Papeete, les îles Marquises et Honolulu.
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En 1936, le « MERCATOR » se vit confier l’honneur exceptionnel de ramener la dépouille mortelle du Père Damien en Belgique. Après avoir été réparé de fond en comble, le navire fut remis en service en 1950. La participation du « MERCATOR » aux compétitions de vitesse pour voiliers constitue un chapitre spécial de l’histoire du navire-école. Cet aspect mérite d’être souligné car le « MERCATOR » réussit à obtenir de bons résultats lors des grandes courses de voiliers. Les participants étaient de tailles diverses et leurs gréements différaient également, ce qui rendait difficile la tâche des organisateurs. Afin d’assurer un classement équitable il fallait appliquer une formule d’handicap. Ce fut précisément cet handicap qui désavantagea le « MERCATOR », bien qu’il se plaça en tête, dans deux des trois compétitions. A la fin du 41ème croisière le « MERCATOR » regagna Anvers le 14 août1960. Comme navire-école, le « MERCATOR » ne pendra plus jamais la mer. Le commandant R. Van de Sande avait le commandement du navire de 1932 à 1955. Le commandant R. Ghys lui succéda comme commandant de 1955 jusqu’en 1961. |
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Le
navire-école belge ne pouvait pas mieux choisir son nom. Qui pourrait
faire un point en mer aujourd'hui si le géographe Gerhard Mercator
n'avait pas inventé en 1569 la première projection du globe qui
révolutionna la cartographie ? Il
s'appelait au départ Gerhard Kremer et était né en 1512,
à Rupelmonde, dans les Flandres. Son oncle le recueillit tout jeune
adolescent après la mort de ses parents, un couple de petits
commerçants – son père était cordonnier.
Dix-huit ans plus tard, étudiant à Louvain, Gerhard, imitant
beaucoup d'autres de ses contemporains, décida de traduire en latin
son nom, Kremer, qui signifiait "négociant". Il devint
Gerhard Mercator. En
1585, il créa le mot "Atlas" avec la parution d'un premier
recueil de 51 cartes qui détaillaient la France, l'Allemagne et les
plats pays. Emprisonné par l'Inquisition, il y survivra tout autant
qu'à la peste et à la famine, mourant en paix dans son lit
à l'âge de 82 ans. |
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Ce texte est associé au feuilleton « Corentin » à titre de documentation concernant la navigation à voile. Voir : Corentin. |
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