La Tractaf
Une entreprise de recherche dans la nébuleuse multinationale d’un groupe d’actionnaires britanniques et belges principalement, hors Royaume-uni, un siège d’exploitation en Belgique, un en France et deux autres aux États-Unis, deux mille personnes semblent sur les feuilles de paye de l’entreprise qui touche à des secteurs alimentaires, agro-alimentaires et mécaniques. On sous-entend la présence d’un gros actionnaire qui serait un un cheik d'Arabie saoudite.
Le siège social principal : Birmingham (UK) mais la production est à Wolverhampton, une usine d’avant guerre comme partout en Grande Bretagne, on y retrouve même à l’atelier quatre des traces de chute d’une bombe volante.
Le siège belge : fabrique des produits issus de la nanotechnologie biogénétique que l’on va utiliser comme dopant en agriculture, plus spécialement dans la fertilisation de sols africains.
Au siège de Strasbourg, on usine de la construction mécanique pour l’utilisation des produits belges.
TMS (Tractaf manure spreaders)
C’est l’usine française.
Siège de Strasbourg à quelques encablures de la dynamique allemande, dans un virage boisé, la Tractaf est un bâtiment moderne de deux étages qui se dresse en proue de vaisseau devant un hangar de grandes dimensions. Devant une pelouse impeccable, tracée au cordeau, tondue comme un green de golf, un parking très structuré, la direction, les cadres, les employés, les ouvriers. Sur l’image carte postale, un fond de peupliers aux feuilles automnales laisse passer un ciel bleu gris.
Derrière le hangar, deux longues bandes de macadam cou-rent vers un bosquet relevé par un talus, l’horizon de ce côté s’arrête là.
La clôture de fil plastifié vert s’interrompt entre deux guérites, sorte de corps de garde totalement électronique, on donne aux nouveaux employés un petit déclencheur automatique qui fait se lever la barrière rouge et blanc qui scie la route. Autrement, il faut s’annoncer dans le parlophone très soigneusement entretenu, posé sur un piquet brun et jaune.